Rencontres avec David, ex-otage au Bataclan: « Je suis un passeur de mémoire »
Depuis 2019, j’ai suivi tous les préparatifs du procès des attentats du 13 novembre 2015, qui s’est ensuite tenu de septembre 2012 à juin 2022 au Palais de justice de Paris. Cela a nourri trois films documentaires, réalisés pour France 5 et LCP.
Dans le film « 13 novembre, l’audience est levée » cosigné avec Jean-Baptiste Péretié, nous avions suivi et interrogé
plusieurs victimes du 13 novembre tout au long du procès. Parmi eux, David Fritz Goeppinger, jeune franco-chilien, qui fut l’un des otages du Bataclan. Depuis, nous sommes devenus amis et nous avons beaucoup échangés sur son expérience.
Le 12 novembre 2025, j’ai animé une rencontre avec David, en réponse à son invitation et celle de l’ambassade du Chili à Paris, en présence notamment de certains des « potages » du Bataclan, de l’ancien président François Hollande, de l’ancien président de la cour d’assises, Jean-Louis Périès, et de nombreux amis.

Le 4 décembre, j’ai convié David a venir à Uzès dialoguer avec les lecteurs à la Librairie de la place aux herbes (LPH), autour de son dernier livre, très riche et émouvant, titré « Il fallait vivre », paru en octobre chez Leduc. Ce fut un beau moment suspendu, qui a permis au public de mieux comprendre ce qui s’est passé il y a 10 ans et le parcours de David depuis une décennie.
Le lendemain, 5 décembre, ce sont trois classes de terminale du lycée Charles Gide d’Uzès qui ont pu échanger avec David sur son expérience, son traumatisme, sa vie à jamais changée et sa volonté de transmettre la mémoire de ces événements à la génération suivante. « Je suis un passeur de mémoire », dit-il.

David, ancien barman, devenu écrivain et photographe, a tenu un journal de bord durant le procès V13 pour France info. Il a écrit son deuxième livre pour raconter comment ce procès l’a transformé. Son récit, vivant, complet, dense, a passionné les lycéens qui ont continué de lui poser des questions bien après la fin de la rencontre. Ils l’ont aussi interrogé sur son personnage dans la série « Des vivants » de François-Xavier de Lestrade, récemment diffusée sur France 2, interprété avec brio par Thomas Goldberg. Ils voulaient ce qui était vrai et faux dans la fiction. David a répondu avec simplicité que l’essentiel était vrai.
Merci, David, pour ta disponibilité et tous tes mots qui nous ont tous marqué!
Son livre, que je recommande!

Ci-dessous la présentation de la rencontre à la Librairie de la place aux Herbes du 4 12 2025
Le soir du vendredi 13 novembre 2015, David, jeune barman chilien de 23 ans, tentait de fuir la tuerie en cours au Bataclan en se suspendant à une fenêtre donnant rue Amelot, scène captée par une vidéo. Obligé de revenir à l’intérieur, il a été retenu en otage pendant plusieurs heures, menacé de mort par les djihadistes, avant d’être sauvé avec les autres otages lors d’un assaut risqué de la BRI. Depuis, David a renoué avec ses « potages » du Bataclan, dialogué avec la BRI, pris la nationalité française, tenté de sortir du « trou noir », écrit un premier livre sur le traumatisme né de cette nuit tragique. Devenu chroniqueur et photographe, il a tenu un journal de bord pour France-Info lors du long procès « V13 » en 2021 et 2022.
Aujourd’hui, dix ans après, David publie un livre choc « Il fallait vivre », où il dévoile les coulisses de ce procès reconstructeur, son besoin de comprendre, la force du collectif et sa rage de (re)vivre malgré le trauma toujours là. Il s’active dans les associations de victimes du terrorisme et intervient dans les milieux scolaires. Il a été à l’origine de la série télévisée « Des vivants » de Jean-Xavier de Lestrade, (France 2), qui raconte, en fiction, avec grande justesse, la vie-d’après du groupe des « potages » du Bataclan, dont il fait partie
L’annonce de cette rencontre sur le Républicain d’Uzès: ici et le Midi libre ici
Le compte-rendu de la rencontre avec les lycéens, sur le site du Républicain d’Uzès ici


















commencer par le remplacement du ministre Gérald Darmanin, qui est resté plus de 4 ans en poste (un record!) par Bruno Retailleau, encore plus adepte que son prédécesseur d’une ligne de fermeté officielle et de communication à tous crins.



Ces éléments ont particulièrement ému – et choqué – des familles des victimes de l’attentat du DC10 d’UTA qui étaient 



L’arbitraire semble prédominer dans cette procédure. Il s’agit sans doute de faire pression et d’empêcher ce dénonciateur des crimes commis par l’ancien régime de Kadhafi de s’exprimer, voire de témoigner devant des cours française ou anglo-saxonnes, dans le cadre des procédures sur les attentats du DC10 d’UTA et de Lockerbie (Ecosse, 21 décembre 1988). L’ancien chef de l’enquête au FBI sur ce dernier attentat, Richard Marquise, a commenté sur la BBC la teneur des documents publiés dans notre livre, comme de la « dynamite » potentielle, car ils impliquent de manière plus précise les autorités libyennes dans cet attentat. Le procès du présumé artificier libyen, appelé Masud, est en cours de préparation aux Etats-Unis.