13
Jun
2018
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“Erreurs fatales”, l’édition de poche est parue

13 juin 2018: l’édition de poche (J’ai lu) de mon livre “Erreurs fatales, comment nos présidents ont failli face au terrorisme” vient de paraître. Coédité lors de sa première sortie (janvier 2017) par Fayard et Les liens qui libèrent, mon enquête avait fait pas mal de bruit à l’époque, notamment parce que je révélais que les failles du dispositif antiterroriste français ne dataient pas d’hier, et qu’elles relevaient notamment de carences ou d’erreurs commises par les présidents successifs. Je dévoilais également que les assassinats ciblés décidés par l’Elysée étaient plus nombreux que ce que François Hollande voulait bien admettre et que cela donnait lieu parfois à des dérapages et dommages.

Suite à cette enquête, le nouveau président élu Emmanuel Macron a décidé de corriger un peu le tir, notamment avec une diplomatie plus réaliste, un renforcement des services de renseignement et la mise en place à l’Elysée d’une task-force antiterroriste censée coordonner les services et l’action dans ce domaine. Depuis un an, cette cellule, dirigée par le préfet Pierre de Bousquet de Florian, ancien patron respecté de la DST (surveillance du territoire), a mis un peu d’huile dans les rouages, sans vraiment réformer fondamentalement, ni simplifier radicalement le système (si ce n’est la fusion attendue, au ministère de l’intérieur, d’un état-major de lutte sur la prévention du terrorisme avec l’unité de coordination de la lutte antiterroriste, qui se marchaient sur les pieds). Les querelles des services ont, dit-on, diminué, d’autant que les directeurs de la DGSE (le diplomate Bernard Emié) et de la DGSI (le préfet Laurent Nunez) s’entendent plutôt bien.

Une vingtaine d’attentats ont été déjoué en 2017 et plusieurs en 2018. Mais la dissémination des menaces rend le dispositif toujours fragile et chaque attentat (Trèbes, notamment) révèle que des failles de surveillance et d’analyse de dangerosité des individus repérés demeurent. Une nouvelle série de mesures est en cours de préparation, concernant la radicalisation, le suivi des anciens condamnés, la surveillance cyber. Il y a encore fort à faire…

Pour comprendre d’où l’on vient et quelles erreurs fatales ont été commises depuis plus de 30 ans sur le front de l’antiterrorisme par nos présidents, voici donc l’édition de poche, dont voici la présentation…

“Aveuglement, naïveté, passivité ? Qu’il s’agisse de Mitterrand, Chirac, Sarkozy ou Hollande, nos présidents ont tous commis des erreurs fatales face au terrorisme. Improvisations après les attentats, réformes retardées ou bâclées, gestion chaotique des prises d’otages, marginalisation des juges, déni de la montée du djihadisme intérieur, faux pas militaires : la liste est longue, et aucun dirigeant n’est parvenu à réprimer la crise.

La France semblait protégée par un dispositif judiciaire et policier efficace, or, le feu couvait. Pendant deux ans,Vincent Nouzille a collecté des témoignages d’acteurs de premier plan et des documents confidentiels prouvant les carences du pilotage de la lutte antiterroriste et du renseignement. Le bilan est alarmant !

« Le constat dressé […] est accablant et peut se résumer ainsi : personne ne pilote la lutte antiterroriste en France ! » (Le Point)

8
Jun
2018
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Macron-Netanyahou: tensions au sommet

La visite de Benjamin Netanyahou à Paris le 5 juin n’a pas permis d’aplanir les divergences entre les deux pays. L’inauguration des “saisons croisées” France-israël, – 400 événements culturels et techniques encensant le meilleur des deux pays de juin à novembre 2018 – ne pouvait effacer les discordes croissantes entre Jérusalem et Paris sur des sujets qui fâchent: la statut de Jérusalem, l’accord sur le nucléaire iranien, les récents incidents à Gaza, l’absence de perspective de paix israélo-palestinienne.

Emmanuel Macron, président de la république et Benyamin Netanyahou, Premier ministre de l’Etat d’Israël, participent à l’inauguration de l’exposition « Israel@Lights » dans le cadre de l’ouverture des Saisons croisées France-Israël au Grand Palais à Paris, mardi 5 juin 2018 – 2018©Jean-Claude Coutausse / french-politics pour Le Monde

Venu principalement en Europe (Berlin, Paris, Londres) afin de rallier les trois capitales à ses positions dures contre l’Iran, le Premier ministre n’a pas convaincu ses interlocuteurs (Angela Merkel, Emmanuel Macron, Teresa May) d’abandonner complètement l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, déjà lâché par Trump et qu’Israël considère comme incapable de contenir la montée en puissance nucléaire de son ennemi régional. Les déclarations de Téhéran, prévoyant de rehausser l’activité de ces centrifugeuses tout en menaçant Israël, a conforté les positions de Netanyahou. Mais Emmanuel Macron, comme Merkel et May, sont restés sur leurs positions, selon lesquelles l’accord de 2015 est imparfait, mais qu’il constitue tout de même une base de travail avec les Iraniens, à compléter.

Le président français a aussi dénoncé, à nouveau, l‘usage “disproportionné” de la force par l’armée israélienne le long de la frontière avec la bande de Gaza ces dernières semaines qui a provoqué la mort de 61 Palestiniens le 14 mai, jour du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem « Quand on fête un tel événement et qu’il y a des gens qui meurent, je ne considère pas que ce soit une fête .

Entre Netanyahou et Macron, le dialogue est cordiale, mais franc et direct. Les divergences sont assumées. Le fossé se creuse sur nombre de sujets…

 

A l’occasion de cette visite, j’ai été sollicité par plusieurs médias pour livrer mon analyse et remettre les relations Macron-Netanyahou en perspective, en lien avec mon livre Histoires secrètes, France-Israël, 1948-2018″, paru fin avril chez LLL.

Dans Libération, à lire ici, “pourquoi Macron a peu de leviers sur Netanyahou”.

Sur le site de France 24, à lire ici, “Les hauts et les bas d’une relation passionnelle”

Sur le site du Nouvel Obs, à lire ici, “Netanyahou a davantage envie de neutraliser la diplomatie française que de l’écouter”

Sur Europe 1, dans le débat de Frédéric Taddéi, à réécouter ici, “Les relations franco-israéliennes sont-elles à un tournant?”

Sur le site de Times of Israel, une interview détaillée sur le livre, à relire ici. “Vincent Nouzille dévoile les coulisses des liens entre Paris et Jérusalem”

Et sur le site de l’Express, une interview, à retrouver ici, sur le livre et l’actualité “France-Israël: une passion contrariée”, et à lire ci-après.

France-Israël: une passion contrariée
Actualité Monde Proche et Moyen-Orient
Par Vincent Hugeux, publié le 05/06/2018 à 07:12

Emmanuel Macron reçoit Benyamin Netanyahu. L’essayiste Vincent Nouzille dévoile les dessous de l’idylle franco-israélienne.

Ce mardi, Emmanuel Macron reçoit à L’Elysée, en fin d’après-midi, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Avant d’inaugurer en sa compagnie, au Grand Palais, l’exposition “Israel@Lights”, prologue aux “Saisons croisées” franco-israéliennes. Depuis sa naissance, voilà 70 ans, l’Etat hébreu entretient avec la France une relation intense, passionnelle et tourmentée. Relation que le journaliste et essayiste Vincent Nouzille explore dans Histoires secrètes, France-Israël 1948-2018, récemment paru aux éditions Les Liens qui libèrent. Un décryptage clair et rigoureux, nourri de nombreux documents inédits, exhumés des caves de l’Elysée et de Quai d’Orsay ou puisés dans les fonds d’archives israéliens et américains.

Que sait-on du regard que porte le président français sur Israël ?

Tout commence avec la visite qu’accomplit sur place Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, en septembre 2015. Laquelle visite s’inscrit alors dans le registre consensuel de l’excellence scientifique et technologique. Sa fascination pour le modèle israélien, que l’expo du Grand Palais contribue à mettre en valeur, ne s’est nullement émoussée depuis lors. Sur ce terrain-là, les échanges avec Benyamin Netanyahu sont riches et l’amitié affichée mutuelle. Macron vante la “start-up nation”, même si son hôte, vétéran de l’arène politique, peine à l’incarner. Quant à celui-ci, il perçoit d’emblée la vivacité intellectuelle et la modernité de son interlocuteur quadragénaire, de même que son aspiration à une forme de leadership sur la scène internationale. Pour autant, les tensions aiguës survenues récemment sur l’échiquier Proche-Orient risquent de gâcher un peu la fête.

Sur le plan personnel, le courant passe. En juillet 2017, lorsque Netanyahu est convié à la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv, on se donne du “Bibi” et du “Emmanuel”. Et l’homme de l’Elysée comble son invité quand il assimile l’antisionisme à “une forme réinventée de l’antisémitisme”. Les divergences de fond refont surface lors de la deuxième rencontre, en décembre dernier. Paris réaffirme son attachement à la “solution à deux Etats”, donc à l’instauration d’un Etat palestinien. En l’espèce, accompagné sur cette voie par son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Emmanuel Macron reprend les grands classiques de la diplomatie française. Sa perception d’Israël n’obéit pas à un ressort intime ou à une conviction ancrée. Ce qui le distingue de ses prédécesseurs François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy.

Rembobinons maintenant le film de l’Histoire. La France a-t-elle joué, dans les années 1950, un rôle décisif dans l’accession du jeune Etat d’Israël au rang de puissance nucléaire militaire ?

Sans l’ombre d’un doute. A partir de la crise de 1956 [déclenchée par la décision de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser de nationaliser le canal de Suez], la France de Guy Mollet, alors président du Conseil, considère qu’elle doit non seulement accélérer son propre programme nucléaire, mais aussi aider le jeune Etat d’Israël à se doter de la bombe atomique. Déjà, entre le printemps et l’automne de cette année-là, elle fournit des dizaines de milliers de tonnes d’armements conventionnels. Le soldat de Tsahal porte un uniforme made in France, fume des cigarettes françaises et tire des munitions françaises. Quant au pilote de chasse, il est aux commandes d’un avion performant bien de chez nous, le Mirage. La coopération nucléaire fait l’objet fin 1956 d’un accord écrit, complété en août suivant, dont je révèle la teneur dans mon ouvrage. Elle permettra la construction du site de Dimona, dans le désert du Néguev, ainsi que d’une usine souterraine de fabrication de plutonium. Malgré les réticences de Charles de Gaulle, sinon à son insu, cette coopération se poursuivra secrètement jusqu’en 1963. Ainsi, Israël, qui accuse l’Iran de mentir sur ses ambitions en la matière, n’a cessé de mentir sur les siennes.

Dans quelles circonstances le Mossad [l’un des services de renseignement de l’Etat hébreu] contribue-t-il en 1961 à déjouer un projet d’attentat visant Charles de Gaulle ?

L’épisode survient quelques semaines avant le putsch avorté d’Alger [21 avril 1961]. Un officier français, membre de l’OAS, prend alors contact avec des agents israéliens et sollicite leur assistance. Il les prie de recruter et de manipuler un tueur arabe, qui serait chargé d’assassiner le Général. En contrepartie, Israël aurait droit, à titre gracieux, à tout un arsenal d’équipements militaires. Quoique complexe, le lien noué dès le printemps 1960 entre de Gaulle et le Premier ministre David Ben Gourion est si robuste que ce dernier, alerté par les chefs du Mossad, informe aussitôt Paris. Tuant ainsi le projet dans l’oeuf.

Quel fut le rôle des services israéliens dans la surveillance des filières de soutien au Front de libération nationale (FLN) algérien ?

Il s’agissait pour l’essentiel de procurer à la France des informations recueillies par les agents établis au Caire, base arrière d’un FLN choyé et soutenu activement par Nasser, l’ennemi commun. La coopération entre le Mossad et l’Aman (renseignement militaire) d’une part, et le SDECE (service extérieur) d’autre part, ira très loin. Décisive, elle porte par exemple sur le suivi de livraisons d’armes clandestines en Méditerranée ou sur la localisation de cadres du FLN.

Est-il exact que, plus récemment, des agents israéliens ont participé à la traque de djihadistes français opérant en Syrie et en Irak ?

Oui. Sur ce front-là, la coopération secrète entre les services couvre tout le spectre de l’antiterrorisme. Si la relation s’est rafraîchie à l’orée du troisième millénaire, du fait notamment de la liquidation, par le Mossad, de contacts palestiniens de la DST (contre-espionnage), elle s’est nettement réchauffée au fil de la décennie 2000. Et ce sous l’impulsion du trio que formaient Nicolas Sarkozy, Bernard Squarcini [patron de la DST puis de la Direction centrale du renseignement intérieur, ou DCRI] et Pierre Brochand [à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008]. Sous François Hollande, les attentats meurtriers de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, en janvier 2015, ont intensifié les échanges, notamment à l’initiative du chef du Mossad Yossi Cohen, ancien conseiller à la sécurité de Netanyahu. Là encore, ils sont alimentés par des dispositifs de surveillance électronique et par des sources humaines, reflets de la capacité d’infiltration des agents israéliens en Syrie, en Irak ou en Iran. Aujourd’hui, la Direction générale de la sécurité intérieure, ou DGSI, [qui a hérité en 2014 des attributions de la DCRI], ne peut pas se passer du Mossad. Ce qui d’ailleurs embête ses chefs…

Prononcée lors d’une conférence de presse fameuse, le 27 novembre 1967, la formule du général de Gaulle sur “le peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur” a suscité en Israël comme dans la communauté juive une intense amertume. Par qui ou par quoi a-t-elle été inspirée ?

Cette phrase ne doit rien au hasard. Elle boucle une longue phase de brouille, envenimée par la Guerre des Six-Jours et l’embargo sur les livraisons d’armes aux belligérants décrétée à Paris, au point de consacrer une forme de divorce. Le leadership israélien éprouve alors un vif sentiment de trahison, au point de se tourner résolument vers l’allié américain. En ce sens, la formule du Général revêt une importance historique. Sans doute reflète-t-elle l’impensé antisémite d’un fils de la droite catholique française la plus traditionnelle. Mais elle traduit aussi l’incompréhension qui, d’emblée, aura parasité la relation entre le héros de la France libre et Ben Gourion. En 1960, au détour d’un échange informel dans les jardins de l’Elysée, ce dernier fait part à son hôte de son ambition de doubler la population d’Israël. De Gaulle perçoit ce dessein comme l’aveu d’une volonté conquérante, voire expansionniste. Il ne se départira jamais d’un tel présupposé.

L’affaire des “vedettes de Cherbourg”, survenue en décembre 1969, a elle aussi empoisonné un temps le dialogue. Ces bâtiments de guerre, acheminés clandestinement jusqu’à Haïfa par des agents israéliens au mépris de l’embargo en vigueur, l’ont-ils été avec la complicité, au moins tacite, des autorités françaises ?

La surprise fut totale et le courroux du Quai d’Orsay parfaitement authentique. Tout comme la colère de Georges Pompidou. Il y a certes eu complicité, mais à des échelons inférieurs. Le montage -grossier- ayant couvert “l’enlèvement” des vedettes, via l’irruption d’une société norvégienne fantoche, avait été présenté à la commission chargée de superviser l’exportation des matériels de guerre qui, étrangement, n’a rien trouvé à redire. Mieux, une note des Renseignements généraux, pondues l’avant-veille du jour J, détaillait le stratagème. Elle s’est perdue dans la torpeur de la trêve des confiseurs.

Autre épisode passé à la postérité, le “Do you want me to go back to my plane ?” d’un Jacques Chirac exaspéré par l’étouffante sollicitude des agents de sécurité israélien lors de sa visite au coeur de la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 octobre 1996. Avec le recul, y voyez-vous un message au monde arabe ou un emportement sincère ?

L’emportement était à coup sûr sincère. Cela posé, l’accrochage a été magistralement orchestré par l’entourage du président qui, la veille, avait invité les journalistes couvrant la visite à ne pas manquer cette escapade. Il s’agissait pour le successeur de Mitterrand de redonner des couleurs à sa “politique arabe” et d’endosser le costume du mentor de Yasser Arafat, leader de l’OLP. Il va de soi que l’épisode n’aura rien fait pour améliorer les relations entre Chirac et Netanyahu, notoirement exécrables

Quel aura été, sous la Ve République, le président le plus israélophile ?

La palme revient sans conteste à Nicolas Sarkozy. Lequel affiche dès 2002 des positions très favorables aux thèses israéliennes, voire sionistes, et affiche son empathie envers le peuple juif. Pour autant, l’amitié un rien ostentatoire qui le lie à Netanyahu pâtira du peu de cas que “Bibi” fait de la prétention française de peser sur le règlement de l’imbroglio proche-oriental. Dans ce palmarès, François Mitterrand suit “Sarko” de près. Mais sur un registre plus intellectuel et plus construit, du fait de la profondeur de sa culture hébraïque. A ses yeux, il revenait à la France, en vertu d’une forme de symétrie, de contribuer à l’émergence d’un Etat palestinien après avoir aidé l’Etat juif à naître.

Ariel Sharon puis Benyamin Netanyahu ont l’un et l’autre, au détour de visites en France, enjoint aux Juifs qui y vivent, exposés selon eux au déchaînement de l’antisémite, de faire leur alya ; en clair, de “monter” vers Israël. Cet appel a-t-il été entendu ?

En partie au moins. On observe au début de la décennie 2000, alors que se multiplient les actes d’antisémitisme, une intensification du phénomène : 2000 à 3000 départs chaque année au lieu d’environ un millier jusqu’alors. Mais la vraie vague survient à partir de 2012, au lendemain du carnage de l’école juive de Toulouse, perpétré par Mohammed Merah. Avec un pic à 8000 candidats au “retour” en 2015. L’exploitation politique que fait Netanyahu du désarroi de la communauté suscitera un profond malaise chez les officiels français. A commencer par François Hollande, “baladé” par “Bibi”. [Associé le 1er novembre 2012 à Toulouse à une cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme, celui-ci improvise un quasi-meeting, et ce à quelques mois d’un scrutin législatif anticipé en Israël].

Le scénario d’une coexistence apaisée entre Israël et un Etat palestinien digne de ce nom a-t-il encore la moindre chance de devenir réalité ?

Il y a lieu d’en douter, en tout cas à brève échéance. Mais les formules alternatives sont tellement irréalistes ou conflictuelles qu’on finira bien par y parvenir, pour peu que la communauté internationale s’investisse sérieusement. La France ne reniera pas le dogme de la solution à deux Etats. Mais sa capacité d’influence s’avère tellement modeste qu’elle est condamnée au suivisme, sinon à l’accompagnement thérapeutique.

 

 

 

20
May
2018
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14 mai 2018: sombre anniversaire pour Netanhayou

La date anniversaire du 14 mai, jour de la création de l’Etat d’Israël en 1948, devait consacrer la solidité d’Israël et son rayonnement. Mais, au moment où la fille et le gendre du président Trump inauguraient en fanfare l’ambassade américaine transplantée de Tel Aviv à Jérusalem, Benjamin Netanhayou a vu en partie son image de vainqueur politique ternie pat des incidents meurtriers à Gaza, où l’armée israélienne a répliqué aux manifestants palestiniens tentant, une nouvelle fois, de forcer la barrière de sécurité, tuant plus de 60 personnes et en blessant par balles des centaines.  Le Hamas, qui tient la bande de Gaza et a soutenu ces manifestations, a remis la question palestinienne au centre de l’actualité. Mais pour combien de temps.

La France, comme d’autres pays, a condamné “l’usage disproportionné” de la force par l’armée israélienne. Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahou considère qu’il défend ses frontières. Et, d’une certaine façon, l’appui de Trump à ses positions (sur Jérusalem, sur la dénonciation de l’accord iranien, sur le Hamas) n’a cessé de le conforter. L’urgence, pour lui, est plutôt de solidifier l’alliance stratégique Etats-Unis-Israël-Arabie face à un Iran considéré comme beaucoup plus dangereux que les Palestiniens. De ce point de vue, les incidents de Gaza perturbent ce plan. Malgré la réprobation internationale, Netanyahou n’est pas du genre à se laisser dévier de sa route…

 

 

 

 

9
May
2018
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Quand Israël cachait son programme nucléaire militaire…

Alors que Israël a récemment accusé l’Iran d’avoir menti sur son programme nucléaire durant des années, ce qui est plus que probable, programme contre lequel la communauté internationale s’est mobilisée, le jugeant potentiellement déstabilisateur, on peut rappeler quelques faits historiques concernant le programme nucléaire militaire conduit par Israël dans les années 50 et 60 dans un contexte de guerre froide. En réalité, les dirigeants israéliens ont pratiqué le secret et les cachotteries à propos du projet visant à doter leur pays de l’arme atomique à titre défensif. Ce type de projet relève toujours du secret d’Etat et les pays qui le développent ne le crient pas sur les toits!

Comme je le raconte en détail, documents à l’appui, dans « Histoires secrètes France-Israël 1948-2018 » (LLL), c’est bien la France qui a aidé secrètement Israël à se doter d’un armement atomique. Les premiers contacts entre le CEA français (Commissariat à l’énergie atomique) et la Commission israélienne de l’énergie atomique (CIEA) ont été noués dès le début des années 50.

Le Premier ministre, David Ben Gourion, veut alors doter son jeune pays de l’arme de dissuasion suprême. Avec son émissaire Shimon Peres (à droite en costume sur la photo ci dessus, face à Ben Gourion), il négocie, durant la crise de Suez de l’automne 1956, des premiers accords secrets (ci-joint fac-simile du premier accord) avec le gouvernement de Guy Mollet pour la fourniture d’un centre nucléaire de recherche et d’une usine d’extraction de plutonium. Après le fiasco de l’opération de Suez, Guy Mollet accélère le programme militaire français et donne son feu vert à une aide au projet d’Israël : « Je leur dois la bombe », dit-il.

Les travaux du centre atomique de Dimona, dans le désert du Néguev, débutent en 1957, dans la plus grande confidentialité, avec des sociétés écrans, pour ne pas éveiller les soupçons des Etats-Unis ou de l’URSS. Un deuxième accord franco-israélien de coopération, encore plus secret, est signé le 26 août 1957, portant sur « la fabrication d’armes atomiques ». Seule condition : officiellement, les premières recherches sont à but « pacifique », et si Israël veut en faire un usage militaire, il devra demander un feu vert de la France.

Lorsque De Gaulle arrive au pouvoir en 1958, il décide de stopper cette coopération. Car le Général veut que la France accède au club des nations atomiques sans être accusée de prolifération. Mais la coopération se prolonge durant plusieurs années, en dépit des consignes de l’Elysée. « Les rapports franco-israéliens se poursuivaient sur le plan des questions atomiques dans le dos du gouvernement, en catimini, dans l’incorrection la plus totale », écrira Maurice Couve de Murville, le ministre des Affaires étrangères, opposé à ce projet franco-israélien.

En juin 1960, Ben Gourion rencontre De Gaulle à l’Elysée pour la première fois. Durant leur entretien du 17 juin, (que je reproduit en intégralité dans mon livre), De Gaulle demande à son visiteur pourquoi Israël a besoin d’une bombe atomique. Ben Gourion lui répond que les bombardiers égyptiens pourraient détruire Israël en peu de temps s’ils le voulaient. « En une heure de temps, l’Égypte pourrait donc créer des conditions telles qu’elle serait en mesure de remporter la victoire. […] Israël sait qu’il perdrait dans une guerre les meilleurs de ses éléments. […] Une perte importante d’hommes porterait un coup fatal au pays. Pour cette raison et pour d’autres d’ordre général, Israël désire posséder des moyens de dissuasion suffisamment puissants pour éviter une guerre au Moyen-Orient. La bombe atomique constituerait un atout considérable à cet égard ».

De Gaulle reste imperméable à cet argument. « Si Israël possédait une bombe atomique, l’Égypte ne tarderait guère à en recevoir une aussi. Je comprends très bien votre souci, mais si la France était le seul pays à armer ainsi un autre État, alors que ni les États-Unis, ni l’Angleterre, ni l’Union soviétique n’ont aidé personne en la matière, elle se mettrait dans une situation internationale impossible, à un moment où elle ne jouit pas de très grandes facilités au plan mondial. » Autrement dit : De Gaulle refuse désormais toute aide à Israël. Or Ben Gourion s’était engagé à consulter les Français avant d’aller plus loin dans son projet. Le leader israélien déclare donc à De Gaulle: « En mon nom, mais aussi au nom de mon pays, je prends l’engagement solennel de respecter la décision de la France… L’usine sera uniquement utilisée pour la recherche scientifique et pour la production d’énergie électrique. Je ne veux même plus penser à la bombe. » Ben Gourion repart de Paris sur cette promesse.

Il ne la tiendra pas. Israël poursuit son projet sans l’aval de la France, après l’arrêt de la coopération bilatérale, officialisée par un accord secret de février 1961. Entre temps, les Américains et les Soviétiques ont découvert la vraie nature du centre de Dimona… Mi-décembre 1960 Le New York Times estime qu’Israël a « trompé les États-Unis » sur le réacteur du Néguev. Ben Gourion explique publiquement qu’il s’agit d’une simple usine textile, sans vraiment convaincre, avant d’admettre, devant la Knesset, le 21 décembre 1960, qu’un réacteur est bien en cours de construction. Il jure qu’il sera dédié uniquement à la recherche civile ! Les Américains en doutent et font monter la pression sur Israël, en envoyant des inspecteurs à Dimona.

Les tromperies se poursuivent quelques temps plus tard, car Israël achète secrètement de l’uranium dans des pays tiers, au Gabon et en Afrique du sud, sans prévenir les Français, alors qu’ils s’étaient engagés à le faire. Le 5 juillet 1963, les experts du Quai d’Orsay s’inquiètent : « Il semble que les techniciens israéliens aient poursuivi [la] construction [de l’usine de plutonium], malgré le bouleversement provoqué par l’arrêt de notre aide technique et industrielle, et qu’ils aient bon espoir de l’achever. » Autrement dit, Israël a caché aux Français qu’ils continuaient de travailler sur un projet menant à la bombe atomique.

Selon les experts et historiens, Israël s’est doté de ses premières têtes nucléaires dès 1966-1967. Il lui a fallu dix ans pour mener à bien la première phase de ce projet, qui n’a jamais été reconnu officiellement.

 

Plus de détails et toute l’histoire à lire dans

« Histoires secrètes, France-Israël, 1948-2018 » (LLL 2018)

 

Et une vidéo interview sur le sujet pour Radio France International

 

 

 

30
Apr
2018
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“Histoires secrètes France-Israël se lit comme un roman d’aventures” RTL

Vendredi 27 avril, j’ai été interviewé sur mon livre “Histoires secrètes France Israël 1948-2018” par Bernard Poirette, sur RTL.

Il a présenté le livre ainsi:

“Un livre formidable qui se lit comme un roman d’aventures politiques”

On peut retrouver l’entretien ici. 

ou le réécouter aussi ici

Voici, ci-dessous, la présentation de l’émission sur le site de RTL

France-Israël : 70 années de relations diplomatiques riches

INVITÉ RTL – Dans “Histoires secrètes : France-Israël (1948-2018)”, le journaliste Vincent Nouzille revient sur 70 ans de relations compliquées entre les deux États.

Le 14 mai prochain, l’État hébreu fêtera ses 70 ans d’existence. 70 années de relations diplomatiques riches entre Israël et la France que relate Vincent Nouzille dans Histoires secrètes : France-Israël (1948-2018) (Les liens qui libèrent). Le journaliste rappelle que l’entente cordiale qui régnait entre les deux pays s’est arrêtée avec l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle.

Avant, “toute la classe politique français communi[ait] dans la ferveur sioniste“, assure Vincent Nouzille. Cela s’explique notamment par la culpabilité d’après-guerre par rapport au régime de Vichy. Une alliance militaire s’est même nouée dans les années 1950. La France est en effet menacée par la guerre d’Algérie et Israël par l’Égypte de Nasser. “Toutes les armes israéliennes jusqu’en 1967 sont françaises”, commente le journaliste.

 Mais avec sa politique tournée vers les pays arabes, Charles de Gaulle modifie profondément les relations avec l’ancien allié. “Le divorce va advenir pendant la guerre des Six Jours“, précise Vincent Nouzille, car de Gaulle considère qu’Israël ne doit pas attaquer en premier. L’État hébreu ne va pas tenir compte de cette injonction et lancer les hostilités, poussant ainsi le Président français a prononcer un embargo sur les armes.

27
Apr
2018
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“Histoires secrètes France-Israël”: “les relations franco-israéliennes comme vous ne les avez jamais vues”…

Dans l’émission Un jour dans le monde, sur France Inter le 26 avril, Pierre Weill m’a longuement interviewé sur mon livre

“Histoires secrètes, France-Israël 1948-2018” (LLL) paru la veille.

Une occasion de détailler le ton parfois mordant des échanges à haut niveau entre nos présidents et les responsables israéliens, que je rapporte dans le livre, et de nombreuses révélations sur les coulisses de ces relations spéciales.

Une émission à réécouter ici


L’émission présentait ainsi le livre:

“les relations franco-israéliennes comme vous ne les avez jamais vues!”

Et si on visitait coulisses des relations franco-israéliennes avec Vincent Nouzille ?

Israël a 70 ans ! Et, pour l’occasion Vincent Nouzille publie, le 25 avril, “Histoires secrètes : France-Israël 1948-2018.”

Depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, les deux pays entretiennent des relations passionnelles et contrariées. Des relations qui se sont concrétisées par une alliance entre les deux pays qui a duré vingt-cinq ans ayant renforcée l’importance de la communauté juive française.

Les conseils Français agacent souvent les Israéliens, qui, en retour reprochent à la France de ne pas suffisamment les comprendre et les soutenir.

Dans ce livre, le journaliste, écrivain et auteur de documentaires, nous raconte le dessous des cartes. Grâce à des centaines de documents extraits des archives françaises, israéliennes et américaines, et à des témoignages d’acteurs de premier plan, Vincent Nouzille révèle pour la première fois des conversations privées de chefs d’Etat, des accords secrets, des guérillas clandestines et recueille des confidences – parfois impitoyables – de dirigeants français et israéliens.

Histoires secrètes : France-Israël 1948-2018, on en parle avec l’auteur.

24
Apr
2018
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Ce qu’ont (vraiment) dit nos présidents sur Israël: le quiz !

Découvrez “qui a dit quoi sur Israël: des citations de nos présidents sur l’Etat hébreu, comme

“Je suis votre ami et je le resterai toujours” ou

“La politique d’Israël est suicidaire”…

et beaucoup d’autres phrases chocs. Devinez lesquels des présidents (de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande) a prononcé ces phrases

Testez vos connaissances dans un quizz pas comme les autres! C’est ici

Toutes les réponses et les explications dans “Histoires secrètes, France Israël 1948- 2018”, mon nouveau livre à paraître le 25/4

 

21
Apr
2018
0

“Histoires secrètes France-Israël 1948-2018”

Voici mon nouveau livre, paru le 25 avril, chez LLL

HISTOIRES SECRETES, FRANCE-ISRAEL 1948-2018

Après plus d’une année d’enquête, j’ai rédigé ce nouveau récit historique, nourri de milliers de documents inédits et de témoignages exclusifs, sur les relations entre la France et Israël à haut niveau depuis la création de l’Etat d’Israël, voici 70 ans.

Autrement dit: la chronique détaillée et vivante des échanges et des conversations secrètes des chefs d’Etat, présidents français et premiers ministres israéliens, des alliés peu commodes, qui ne mâchent généralement pas leurs mots! Confidences, plans secrets, accords confidentiels, espionnage réciproque: il y a tout cela dans cet ouvrage, avec de nombreux documents inédits en annexes.

Il est vrai que le sujet est sensible, parce que la France et Israël ont noué, durant les années 50 une alliance unique, diplomatique, stratégique, militaire, et même nucléaire, qui a marqué les premières années d’Israël. Jusqu’à un beau jour de juin 1967, quand De Gaulle a rompu avec cette idylle en dénonçant Israël comme “l’agresseur” dans la guerre des Six-Jours. Le divorce fut rude, et jamais Israël n’a pardonné à la France ce qui était ressenti comme une “trahison”. Des années de froid, de brouilles, d’incompréhensions ont suivies, tandis que les présidents suivants (Pompidou, Giscard) critiquaient Israël et que la diplomatie française cultivait sa “politique arabe”.

Le réchauffement sous Mitterrand lui a permis de délivrer des messages sur les droits des Palestiniens à un Etat reconnu, mais sans être vraiment entendu. Jugé trop pro-Arafat, Chirac a été mal perçu en Israël, malgré plusieurs tentatives de rapprochement. C’est Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, qui ont le plus clairement affiché leur sympathie pour l’Etat hébreu, non sans volte-faces, tensions, bras de fer et coups tordus, que je raconte dans le détail.

Entre la France et Israël, c’est toujours une ligne à haute tension… et une volonté d’influence réciproque, en partie illusoire…

Pour savoir ce que nos présidents ont (vraiment) dit sur Israël et connaître les coulisses du pouvoir, lisez “Histoires secrètes…”.

Un quizz amusant sur “qui a dit quoi” sur Israël, à découvrir ici…

 

Des premiers échos dans les médias

-La chaîne i24news parle déjà de mon livre en expliquant qu’il apporte un “regard nouveau sur les 70 ans de relations entre la France et Israël”, avec un petit sujet de 5mn qui retrace ces relations, avec des citations de présidents extraites du livre. A voir ici

-Le Figaro Magazine a publié le 27/4 des extraits de mon livre, à retrouver ici

Les Inrockuptibles m’ont longuement interviewé, à lire ici

France-Inter m’a interviewé sur le livre, une interview par Pierre Weill à réécouter ici

-RTL m’a invité le 27/4 pour parler du livre, l’interview par Bernard Poirette à réécouter ici

-Le site vidéo Loopsider a fait un petit montage vidéo avec une interview et des archives, à voir ici

-L’hebdomadaire Actualité juive m’a également interviewé, des propos à retrouver ici.

-Le site Le Média m’a interviewé le 2/5, une vidéo à retrouver ici

-Radio France International m’a enregistré en vidéo (ici) sur les relations franco-israéliennes et invité dans l’émission “Une semaine d’actu”, le 12/5, une émission à réécouter ici.

13
Apr
2018
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La guerre secrète des services français pour neutraliser les djihadistes de l’État islamique

Dans le Figaro Magazine du 13 avril 2018, je publie une nouvelle enquête sur la traque des djihadistes français (et francophones) de l’Etat islamique par les services secrets et les états-majors français. Cette traque vise à “neutraliser“, c’est-à-dire capturer quand c’est possible, ou éliminer, tout simplement!

J’ai raconté, dans “Les tueurs de la République” (Fayard, 2015), comme François Hollande avait pris des décisions d’assassinats ciblés (appelées “opérations Homo” pour certaines exécutions clandestines de la DGSE) concernant des ennemis présumés de la France. Et qu’il avait des listes de cibles (high value targets ou high value individuals, HVT/HVI) proposées et actualisées par ses services de renseignement. Hollande l’a lui-même confirmé à mes confrères Gérard Davet et Fabrice L’Homme dans leur ouvrage “Un président ne devrait pas dire çà” paru fin 2016. J’ai donné de nouvelles précisions sur le nombre de ces exécutions ciblées dans “Erreurs fatales” (Fayard/LLL, 2017).

La nouveauté, que je raconte en détail dans le Figaro Magazine, tient bien au fait que cette politique d’élimination a aussi visé, à partir de 2015, des Français partis faire le djihad en Syrie et en Irak dans les rangs de l’Etat islamique. Hollande a brisé un tabou pour tenter d’entraver les attentats de novembre 2015. Et l’autre nouveauté est que son successeur Emmanuel Macron est aussi radical sur le sujet que son prédécesseur.

Des alliances officielles ou officieuses ont été nouées avec nos partenaires (américains, ou, localement, irakiens ou kurdo-arabes) pour traquer et frapper nos cibles communes, notamment en 2017 lors des batailles de Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie. Drones, bombes, artillerie, raids au sols, missions clandestines: tous les moyens ont été employés. Selon mes informations, DGSE a été très active sur place et les forces spéciales (qui dépendent du Commandement des opérations spéciales, et de l’état-major des armées) étaient présentes du côté de Mossoul et de Raqua pour collecter du renseignement et aider à la localisation et à la neutralisation des cibles, en lien avec les forces combattantes au sol.

Cette chasse est loin d’être terminée car l’objectif est bien de limiter au maximum les retours en France, comme l’avait laissé entendre la ministre des armées Florence Parly en octobre dernier.

Or, si au moins 300 djihadistes français (le bilan est imprécis, il pourrait aller jusqu’à 500 décès) sont morts en Syrie et en Irak depuis 2014, il en reste des centaines dans la nature, qui ont disparu des radars. Les services les cherchent, car ils constituent des menaces. L’Etat islamique a perdu son fief, mais il a des relais et des affiliés dans de nombreux pays. Des djihadistes francophones ont déjà rejoints ces contrées. La traque continue…

L’ensemble de l’article à retrouver ici

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