15
Feb
2018
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Sur Europe 1: Après le Drakkar, l’échec de la DGSE

Le jeudi 15 février 2017, sur Europe 1, entre 16h et 17h, l’émission “Christophe Hondelatte raconte” a été consacrée aux actions menées par la France, sous l’impulsion du président Mitterrand, notamment la DGSE, après l’attentat du Drakkar ayant tué 58 soldats français à Beyrouth en octobre 1983. Notamment une opération du Service action de la DGSE qui a mal tourné sur place, puis un bombardement aérien. L’émission à réécouter ici.

 

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Je racontais le détail de cette histoire et ses suites, grâce à des témoignages inédits, dans “Les tueurs de la République” (Fayard, 2015) et j’ai aussi mis en image cette opération dans le documentaire télé sur les Tueurs de la République, dans la partie Vengeances d’Etat, diffusé sur Planète.

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Pour en revoir un extrait, c’est ici.

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Pour relire un extrait de mon livre sur cette affaire, c’est ci-dessous.

Quand Mitterrand commanditait un attentat…

Beyrouth, dimanche 23 octobre 1983.

Peu après le lever du jour, à six heures dix-sept du matin, une puissante déflagration secoue la capitale libanaise. Un camion Mercedes jaune bourré de six tonnes de TNT vient de pénétrer dans l’enceinte du quartier général des Marines américains de la Force multinationale, situé près de l’aéroport. Trois minutes plus tard, sur le bord de mer, une autre explosion détruit le Drakkar, l’immeuble en cours de rénovation où étaient cantonnés les parachutistes français. Le bilan de ces deux attentats coordonnés est particulièrement lourd : on dénombre 241 victimes parmi les GI’s  et 58 tués parmi les forces françaises, sans compter la famille libanaise du gardien. Sur place, les sauveteurs découvrent un paysage de désolation, les cadavres et les blessés devant être extraits des ruines encore fumantes des immeubles effondrés, à l’aide de pelles mécaniques et de chiens. Certains rescapés français émettront des doutes sur la thèse officielle du camion suicide venu s’encastrer dans les sous-sols du Drakkar, aucun débris du véhicule piégé n’ayant été retrouvé sur place. Selon eux, l’immeuble, occupé auparavant par les services secrets syriens, aurait été miné préalablement. Mais les sentinelles qui ont pu voir le camion arriver de loin sont décédées et l’explosion a transformé le site en un amas de décombres difficiles à identifier.

A Paris, dans la nuit, le président François Mitterrand est informé de ces évènements par ses collaborateurs. Aussitôt, il ordonne à son ministre de la Défense, Charles Hernu, de se rendre à Beyrouth, avant de se préparer  lui-même à faire ce déplacement, qu’il sait très risqué. Mais Mitterrand est décidé. Cet attentat suicide, il le redoutait plus que tout. Depuis des mois, la tension monte au Liban. La France et les Etats-Unis se sont exposés, en intervenant militairement dans ce pays, sous l’égide de l’ONU. […] Entre le printemps et la fin de l’été, les services de renseignement américains ont reçu plus d’une centaine de messages d’alerte, concernant de possibles attaques à la voiture piégée, sans qu’ils soient assez précis […]. Trois organisations peu connues, dont le Djihad islamique et le Mouvement de la Révolution islamique libre, revendiquent ces deux attentats, saluant le sacrifice des deux kamikazes qui ont conduit les assauts.

 

Mitterrand ordonne des représailles sanglantes contre l’Iran

Le lendemain, dès huit heures du matin, François Mitterrand débarque à Beyrouth pour une visite surprise, placée sous haute surveillance. En se rendant sur le lieu du drame, le président a la mine sombre des circonstances. Il ne cesse de questionner les chefs du contingent français sur les raisons qui les ont poussés à loger les parachutistes dans un immeuble de plusieurs étages, particulièrement exposé. « Ne fallait-il pas étaler ce cantonnement au sol. A-t-on disposé des sacs de sable ? » demande-t-il. Son ton est dur, sa colère froide. En rentrant à Paris, François Mitterrand fulmine toujours. Il veut comprendre et ne pas laisser ce crime impuni. Durant le Conseil des ministres du 26 octobre, il énumère les pistes des possibles commanditaires et […] évoque le fait que Ronald Reagan, son homologue américain, envisage des représailles. « Pour ma part, si je savais à qui j’ai affaire, je n’hésiterais pas, mais je me refuse à faire n’importe quoi, n’importe comment », dit-il devant les ministres, en insistant sur ses doutes concernant la piste iranienne, surtout mise en avant par les Américains.

Mitterrand est déterminé. Dès l’annonce de l’attentat, il a secrètement décidé qu’il faudrait répliquer. Les services de renseignement ont commencé à mener l’enquête. La DGSE émet plusieurs hypothèses, principalement sur la Syrie, l’Iran et même l’URSS. Cependant, des renseignements de plus en plus crédibles proviennent rapidement  des services alliés, pointant la responsabilité de l’Iran. […] Le 2 novembre 1983, dans la cour des Invalides, le président Mitterrand rend un hommage national aux victimes de l’attentat du Drakkar. Dans la foulée, informé de l’état des enquêtes, il réunit dans son bureau élyséen son ministre de la Défense, Charles Hernu, son Chef d’état-major particulier, le général Jean Saulnier, et le directeur de la DGSE, l’amiral Pierre Lacoste. Celui-ci reçoit pour ordre de mener une action de représailles contre l’Iran, considérée comme commanditaire de l’attaque du Drakkar. En l’occurrence, la DGSE propose d’organiser un attentat similaire contre l’immeuble de l’ambassade d’Iran à Beyrouth […] Encore aujourd’hui, l’amiral Pierre Lacoste se remémore ses discussions à l’Elysée sur ce sujet ultra-sensible : « Dès le début, j’ai eu la certitude que les Iraniens étaient responsables et je voulais leur donner un coup d’arrêt. Il s’agissait d’une opération de représailles, en l’occurrence un gros attentat contre l’ambassade d’Iran. Il fallait marquer le coup. J’ai proposé le mode d’action, qui a été étudié et mis au point avec le chef du Service Action. Je suis allé voir Mitterrand à l’Elysée et il a approuvé l’opération » Son nom de code : opération « Santé ».

Un commando spécial échoue une première fois

Le Service Action se mobilise immédiatement […] L’ampleur du drame du Drakkar et la pression élyséenne se conjuguent dans l’urgence. Mitterrand veut frapper vite et fort. Depuis la vague d’attentats endurés par la France mi-1982, c’est devenu presque une habitude. L’Elysée exige des opérations clandestines exécutées dans des délais très courts, prenant à chaque fois le risque de dérapages ou de ratés.

Une équipe d’une vingtaine d’agents du SA, essentiellement issue du centre de Cercottes, près d’Orléans, s’embarque à bord d’un Transall à destination de Beyrouth dans la matinée du 5 novembre 1983. Elle est dirigée par le chef du SA, le colonel Jean-Claude Lordblanchès, qui veut conduire personnellement cette opération jugée stratégique et qui reste en contact permanent avec Paris. L’amiral Lacoste suit l’affaire comme le lait sur le feu. « J’ai accompagné les agents du SA jusqu’au moment où ils ont pris l’avion », confie l’ancien directeur de la DGSE.

Pour sa part, Jean-Michel B., un des membres de l’équipe, qui a déjà une dizaine d’années d’expérience au sein du SA, se souvient de l’ambiance qui régnait au sein du groupe en arrivant à Beyrouth, dans une quasi-improvisation. Il a accepté, pour la première fois, d’en parler, sous couvert d’anonymat. « Nous n’avions pas dormi durant les vingt quatre heures qui précédaient, car nous avions été mobilisés la nuit précédente par les préparatifs, puis par le voyage de jour, dit-il. La fatigue commençait à se faire sentir. Nous avions du stress et une pression énorme. Nous savions que Mitterrand voulait absolument faire quelque chose avant les Américains. L’objectif, l’ambassade d’Iran, avait été choisi très rapidement. Et il n’y avait pas eu de reconnaissance préalable suffisamment précise sur place.»

[…] personne n’a le temps de vérifier le bienfondé des renseignements avant d’intervenir. Car, aussitôt débarqués le 5 novembre, les hommes doivent lancer leur opération dans la nuit. Les instructions sont formelles.

Circulant dans des Jeep empruntés à l’armée française présente à Beyrouth, les agents se rendent près de l’ambassade d’Iran vers trois heures du matin, le 6 novembre, en se faisant passer pour une simple patrouille nocturne de soldats. Ils ont emporté les explosifs, qui ont été répartis en une douzaine de charges. Le mode opératoire a été choisi de manière à détruire complètement l’ambassade, comme le révèlent Jean-Michel B. et Paul C., un autre membre du commando qui a bien voulu confier quelques souvenirs : l’équipe doit installer les charges dans les sous-sols, en les plaçant dans des boudins de plastique sur les piliers soutenant le bâtiment, de manière à ce que l’explosion provoque l’effondrement complet de l’immeuble. Les dégâts prévisibles devaient été considérables. Paris voulait envoyer un message clair à Téhéran sur l’application de la loi du talion. Mitterrand a donné également pour consigne d’éviter les dommages collatéraux, à savoir des victimes dans les zones habitées aux alentours.

Sur le terrain, le scénario ne se déroule pas comme prévu….

(la suite dans Les Tueurs de la République)

 

7
Feb
2018
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Corse, ce que veulent les nationalistes

Les alliés nationalistes corses Jean-Guy Talamoni (indépendantiste, ci-dessous, en premier) et Gilles Simeoni (autonomiste, ci-dessous) ont remporté le 10 décembre 2017 l’élection territoriale,  avant l’officialisation de la fusion de la région et des deux départements le 1er janvier 2018.

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Cette victoire était attendue après la gestion prudente des élus nationalistes qui avaient déjà emporté une majorité relative aux élections régionales de la Collectivité territoriale de Corse de décembre 2015.

Pour eux, l’heure des changements et de l’application de leur programme est arrivée. Mais la négociation avec l’Etat s’avère déjà délicate. Avec le gouvernement Valls, c’était tendu, avec Macron et Philippe, ce ne sera pas facile, comme l’a démontré le discours de fermeté du président venu en Corse le 7 février.

Pour mieux comprendre les enjeux de ce bras de fer, on peut relire l’enquête que j’avais faire en Corse en mai-juin 2016, et qui n’a pas perdu son actualité, au moins sur les sujets de fond, titrée

“Ce que veulent les nationalistes corses”.

A relire ici!!

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31
Dec
2017
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Rondot, le maître espion s’en est allé…

Le général Philippe Rondot, 81 ans, est décédé dans la nuit du 25 au 26 décembre dans sa maison de la Nièvre, où il vivait reclus depuis sa retraite prise en 2005. Selon ses dernières volontés, il a été enterré le samedi 30 décembre dans la plus stricte intimité.

Cet homme de l’ombre, à l’allure d’un pasteur presbytérien, n’aimait pas la lumière. Il n’avait pas bien vécu son exposition médiatique lors de l’affaire Clearstream où il avait joué un rôle. Ayant contre-enquêté sur l’authenticité de listings présumés de titulaires de comptes offshore, où figuraient notamment sous un alias le nom de Nicolas Sarkozy, le général Rondot, qui était alors conseiller de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, avait douté de leur véracité. A juste titre. Mais ami de Dominique de Villepin et de Jean-Louis Gergorin, deux des protagonistes de l’affaire, il avait été auditionné et ses carnets secrets, où il notait tous de ses rendez-vous, saisis en 2005. Lors du procès en 2009, il argua à nouveau de sa bonne foi et ne fut pas mis en cause.

Mais l’affaire Clearstream laissa en lui une blessure profonde. Celle d’avoir été utilisé, voire manipulé, y compris par certains de ses amis. Et celle d’avoir été exposé aux feux des projecteurs, alors qu’il avait passé sa vie à rester discret.

Fils de Pierre Rondot, grand expert du monde arabe et brillant agent de renseignement au Proche-Orient, Philippe Rondot a suivi les traces de ce père aux allures de Lawrence d’Arabie. Après son passage à Saint-Cyr, le jeune officier entre en 1965 au SDECE, les services secrets français, en tant qu’agent de son Service Action, le bras armé de ses opérations clandestines.  Sous le pseudonyme de Max, il participe notamment à des actions discrètes pour entraver les bateaux de l’organisation Greenpeace. Avec son compère Ivan de Lignières (alias Lionel), il traque le terroriste Carlos qui a tué deux policiers de la DST en 1975. Cette mission les conduit en Algérie, à Malte, mais aussi aux frontières de la Colombie et du Venezuela, où ils se font passer pour des cyclotouristes en vadrouille pour approcher le père de Carlos qui vit sur place. L’opération est finalement annulée mais il poursuivra la traque de Carlos durant 20 ans.

Ecarté brutalement du SDECE en 1977 suite à des soupçons (infondés) d’avoir été approché par les services secrets roumains lors d’un séjour à Bucarest, Philippe Rondot vit mal cette éviction injustifiée. Il rejoint alors le Centre d’analyse et de prévision (CAP), petite cellule du Quai d’Orsay, où officient alors quelques brillants stratèges, comme Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin. Ecrivant plusieurs livres sur la Syrie, l’Irak et la Jordanie, il parfait son expertise du monde arabe et multiplie les voyages dans la région.

Lorsque François Mitterrand est élu président de la République en 1981, son chef d’état-major particulier, le général Saunier, confie à Rondot des missions spéciales, notamment en Irak, qui est en guerre contre l’Iran, ainsi qu’au Liban, où l’émissaire passe à deux doigts de la mort, suite à une explosion.

Malgré une contre-enquête qui le blanchit des accusations qui avaient conduit à son éviction du SDECE, il ne peut être réintégré au sein du service renommé DGSE. C’est le préfet Yves Bonnet, directeur de la DST, qui le recrute alors à ses côtés en 1983 comme conseiller spécial sur le Moyen-Orient. Il travaille durant des années avec l’équipe de l’antiterrorisme de la DST (dirigée par Jean-François Clair), cultivant notamment des contacts secrets avec certaines organisations palestiniennes, le Hezbollah et d’autres mouvances islamistes. Il participe notamment aux négociations pour des libérations d’otages français au Liban. Grâce à  la CIA, il peut localiser finalement Carlos au Soudan en 1994, ce qui permet à la France de récupérer le terroriste et de le faire traduire en justice. Mais il échoue à sauver les moines de Tibhirine en 1996, pris en otages en Algérie, non sans une grande déception de sa part, comme il l’écrit lui-même dans cette note.

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Rattaché la plupart du temps à la DST, le général Rondot est devenu durant cette période un des piliers du renseignement français. Proche de Pierre Joxe, ministre de l’Intérieur puis de la Défense, il a contribué en 1992 et 1993 à la création de la Direction du renseignement militaire et du Commandement des opérations spéciales. En 1997, il devient l’un des conseillers et hommes de confiance du ministre socialiste de la Défense Alain Richard, tout en cultivant d’excellentes relations avec le président Jacques Chirac et le secrétaire général de l’Elysée Dominique de Villepin. Après les attentats du 11 septembre 2001, il est convoqué à l’Elysée pour évoquer notamment la question des suites à donner aux attentats et notamment d’éventuels assassinats ciblés, que Chirac, finalement, refuse (voir le document ci dessous).
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“Conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales”, il garde son poste lorsque la chiraquienne Michèle Alliot-Marie succède au socialiste Alain Richard en 2002 au ministère de la Défense. Il se voit confier des missions toujours sensibles,

-comme la gestion en 2001- 2002 du délicat dossier du présumé compte japonais de Jacques Chirac 1 qui conduira à des règlements de compte aux sein des services;

-la récupération d’agents de la DGSE emprisonnés en Espagne en 2002;

-la tentative de retournement de certains caciques du régime irakien de Saddam Hussein en 2003 (il échoue pour Tarek Aziz, mais réussit avec le chef des services secrets irakiens…)

-ou la traque des criminels de guerre serbes dans l’ex-Yougoslavie, tâche difficile où il s’implique personnellement, n’hésitant à s’envoler à bord de petits avions pour des séjours prolongés sur place.

Il participe aussi, en 2004, aux difficiles tractations pour libérer les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot, non sans se heurter parfois à certains hauts responsables, comme le chef d’état-major particulier du président Chirac, le général Georgelin, ou le directeur de la DGSE de l’époque, Pierre Brochand, qui a pris la main sur les négociations des otages.

Ami de l’écrivain Gérard de Villiers, dont il inspire quelques récits de ses SAS, le général Rondot ne déteste pas les contacts peu conventionnels et reste un homme de terrain. Travaillant souvent seul, avec l’aide de sa secrétaire, il peine cependant à coordonner les services comme la DST et la DGSE, aux rivalités ancrées, où il cultive pourtant de solides appuis.  Et il ne rend compte souvent qu’à quelques initiés, dont son ami Dominique de Villepin. Méticuleux, il note tout dans ses fameux carnets, de sa plume presque illisible (voir document ci-dessous). Ce sont eux qui vont le conduire devant les juges dans l’affaire Clearstream et ce sont ces mêmes écrits qui vont aussi le dédouaner dans ce dossier.

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Homme de réseaux, maître espion, ayant navigué entre tous les services et entre tous les gouvernants, le général Rondot a terminé sa carrière sur l’incident Clearstream. Mais son destin singulier au service de son pays valait mieux que cela. Un peu amer, il cultivait ses roses dans son manoir nivernais depuis sa retraite en 2005, sans se départir de sa discrétion légendaire.

Pour en savoir plus sur certaines de ses opérations, voir ou revoir les films “Les tueurs de la République” ainsi que le livre éponyme que j’ai écrit où je raconte quelques-uns de ses faits d’armes.

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16
Dec
2017
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La liste de Mossoul, ou comment supprimer les djihadistes français

 

L’émission Complément d’enquête sur France 2 du 14 décembre 2017 a enquêté sur “la liste de Mossoul”, dans le cadre d’un dossier sur le secret défense.
présentation du sujet: “La “liste” de Mossoul”
Selon le Wall Street Journal, les forces spéciales françaises auraient transmis une liste de jihadistes français à leurs alliés irakiens. Une trentaine de noms identifiés comme des cibles à abattre. Cette “kill list” existe-t-elle réellement ? Comment la France se débarrasse-t-elle discrètement de ses ennemis ? De Paris à Mossoul, enquête sur une mission opaque, aux marges de la légalité : les assassinats ciblés.
Un reportage de Baptiste Des Monstiers.

Un reportage à revoir ici

Dans le cadre de ce sujet, j’ai été interviewé sur les assassinats ciblés, en lien avec mes enquêtes et infos sur “Les tueurs de le République” (Fayard 2015) et les “kill lists” de la France. Je confirme l’existence de ces listes et le ciblage des opérations militaires et clandestines qui en résultent depuis plusieurs années, que ce soit en Afrique ou au Levant. François Hollande l’avait évoqué en 2016 et j’ai donné de nouvelles précisions début 2017 dans mon livre Erreurs fatales (Fayard/LLL) (lire ici).

La ministre des Armées Florence Parly a parlé de ce sujet il y a peu de temps, brisant un tabou (lire ici), en disant que si les djihadistes français partis combattre aux côtés de Daesh étaient tués sur place, “tant mieux”. Le Wall Street Journal (lire ici) avait donné des indications en mai dernier sur Mossoul, confortées depuis par des plusieurs sources militaires irakiennes, y compris dans “Complément d’enquête”, lesquelles confient qu’on leur avait bien donné des listes de Français à éliminer.

Officiellement la France dément toujours, parle de “fantasmes” et explique que les armées ciblent tous les “ennemis” quels que soient leurs passeports, sans cibler les Français en particulier. Une version officielle…

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Revoir (ici) une partie de mes propos à Complément d’enquête.

VIDEO. Assassinats ciblés de jihadistes français : Hollande avait-il la “gâchette facile” ?
Une “kill list” de jihadistes français a-t-elle été transmise par les autorités françaises à l’armée irakienne ? Les assassinats ciblés, une pratique “secret-défense” pas si rare sous la Ve République… En la matière, François Hollande aurait été le plus actif des présidents, selon le journaliste Vincent Nouzille. Extrait de “Complément d’enquête”.

François Hollande a-t-il commandité durant son mandat une quarantaine d’exécutions ciblées, dans le Sahel, en Irak et en Syrie ? Extrait d’un “Complément d’enquête” sur une “liste” présumée de jihadistes français à exécuter.

Vincent Nouzille, spécialiste des questions de renseignement et auteur d’un livre sur Les Tueurs de la République (éd. Fayard), l’affirme : en matière d’assassinats ciblés, François Hollande aurait été le plus actif des présidents de la Ve République. “Je me suis rendu compte qu’il avait la gâchette facile. Ces opérations pouvaient prendre plusieurs formes : classique, comme les opérations Homo [pour homicide], menées par les services secrets sur ses territoires étrangers. Soit, dans le cas d’une guerre ‘classique’ comme lors des opérations en Irak : là, ce sont par exemple les militaires des forces spéciales qui interviennent au sol pour aller infiltrer un territoire et cibler quelqu’un dans une maison, un camp, etc.”

Une opération à Raqqa en octobre 2015

Le journaliste va même plus loin. Sous François Hollande, la France change de braquet, en ciblant, derrière des objectifs dits “militaires”, ses propres ressortissants. La nuit du 8 au 9 octobre 2015, une frappe française est déclenchée sur Raqqa. Selon Vincent Nouzille, elle visait des jihadistes français qui seraient dans un camp d’entraînement. “Il s’agit de Salim Benghalem, d’Abdelhamid Abaaoud, des frères Clain, de Sabri Essid… des jihadistes francophones qui sont suivis, repérés, et qu’on essaie de localiser.”

L’opération s’est soldée par un échec : les jihadistes n’étaient pas sur place. Mais était-elle légale ? Pour Patrick Baudoin, le spécialiste du droit international interrogé par “Complément d’enquête”, il s’agit d’une zone grise : les exécutions ne sont légales que dans le cadre d’une guerre. Le secret-défense, l’arme ultime pour s’affranchir du droit ?

 

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21
Nov
2017
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Macron et ses “Mormons”: enquête sur sa garde rapprochée

Dans le Figaro Magazine du 17/18 novembre, j’ai publié une nouvelle enquête sur les coulisses du pouvoir du président.

Méthodes commandos, garde rapprochée surnommée les Mormons: le pouvoir repose sur une petite équipe de fidèles que le président épuise!

Voici le début de cette enquête.

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Les hommes du Président

Emmanuel Macron dirige l’Etat avec une poignée de conseillers et de collaborateurs à l’Elysée, qui se surnomment « les Mormons », dont le tandem de choc, Alexis Kohler et Ismaël Emelien. Des hommes secrets et des méthodes commandos assumées, au risque de certaines dérives.

« Sans leur feu vert, rien n’est possible. Ils relisent tout, décident de tout, bloquent ce qui les dérange, s’immiscent partout… ». Cette confidence d’un ministre important en dit long sur le pouvoir actuel d’un cercle très restreint de collaborateurs d’Emmanuel Macron. Depuis son arrivée à l’Elysée le 14 mai, le président s’est en effet entouré d’une garde rapprochée de fidèles, les seuls en qui il a vraiment confiance et avec qui il travaille de manière intensive jour et nuit, généralement dans la bonne humeur, mais souvent jusqu’à trois heures du matin, au risque de les épuiser. Certains ont été ses collaborateurs à Bercy. Ils l’ont épaulé dans l’aventure En Marche !. Ils ont organisé sa campagne présidentielle. Rien d’anormal à ce que le nouvel élu les ait choisis pour tenir avec lui les rênes de l’Etat et mener les « transformations » promises – le mot « réforme » est banni du langage macronien- au pas de charge.

Mais le verrouillage est complet, entre les mains d’une douzaine de personnes (voir infographie) qui comptent et qui s’appellent parfois entre eux, en plaisantant, « les Mormons », pour ne pas dire les fidèles dévoués ou les élus de Dieu. Ils sont sous la tutelle étroite du président qui verrouille tout avec ses deux principaux compagnons de route: son bras droit Alexis Kohler, 45 ans, Secrétaire général de l’Élysée, et son bras gauche Ismaël Emelien, 30 ans, qui a le titre de « Conseiller spécial». Le grand commis cravaté au sang-froid et le stratège intello branché Uniqlo. Un duo d’éminences peu bavards, qui n’aiment pas la lumière, mais qui ont plus de poids que bien des membres du gouvernement, et même que le Premier ministre Edouard Philippe. « Tout est concentré à l’Élysée, comme sous Sarkozy et comme souvent en début de mandat, mais l’équipe aux commandes est vraiment très serrée », constate Julien Vaulpré, ancien conseiller opinion de Nicolas Sarkozy et directeur général de Taddeo. « En réalité, le trio Macron-Kohler-Emelien dirige la France, commente un visiteur régulier du Palais. C’est efficace pour avancer vite, dans un esprit de commando. Mais ils fonctionnent un peu entre eux, prenant le risque de paraîtres coupés du monde, autoritaires et trop technos ».

 

la suite à lire ici

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14
Nov
2017
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13 novembre: deux ans après les attentats, quelles menaces?

Le 13 novembre 2017, j’étais invité par Nathalie Lévy sur le plateau de BFM TV pour la commémoration des attentats de Paris et Saint-Denis deux ans auparavant. Une émission à revoir ici, où j’interviens pour faire le point sur l’enquête en cours (très avancée) et sur les menaces (exogènes, toujours fortes, endogènes qui ne sont pas récentes, contrairement à ce qu’on peut lire ici et là)

 

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A lire également, pas ces temps trop focalisés sur l’actualité, l’analyse sans complaisance de l’expert Yves Trotignon sur nos failles du renseignement, qui n’ont pas vraiment disparu depuis l’affaire Merah…

Et le livre très complet et didactique du journaliste Nicolas Hénin, “Comprendre le terrorisme” chez Fayard (voir la présentation et un extrait ici) paru ces jours-ci.

16
Oct
2017
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“Si les djihadistes périssent à Raqqa, tant mieux”: Florence Parly brise un tabou

Sur Europe 1 dimanche 15 octobre, la ministre des Armées Florence Parly, interrogée sur le sort des derniers djihadistes étrangers (dont des Français) encerclés à Raqqa, un des derniers fiefs de l’organisation Etat islamique, a répondu: “Si des djihadistes périssent à Raqqa, c’est tant mieux”. Et d’ajouter: “Nous pouvons poursuivre le combat pour neutraliser le maximum de djihadistes.”

Ces déclarations ont provoqué quelques réactions, car la ministre a ainsi exprimé tout haut ce que beaucoup d’experts et gouvernants pensent: à savoir qu’il faut limiter au maximum le retour des combattants de l’EI en Europe, et donc en éliminer le plus possible sur place, dans le cadre des opérations militaires menées à Raqqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS) avec l’appui de la coalition internationale.

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En réalité, ces propos vont un peu plus loin que les démentis un peu gênés du gouvernement Valls et de son ministre de la Défense suite à la publication en mai dernier d’un article du Wall Street Journal (voir mon article à ce sujet ici) qui évoquait des exécutions ciblées “sous-traitées” par la France aux Irakiens dans le cadre de la bataille de Mossoul.

Cette fois-ci, la ministre donne une vision plus “cash” de la volonté d’éliminer les djihadistes français en Syrie, dans le cadre d’opérations de guerre, bien sûr, mais aussi peut-être autrement, ce qui fait écho à ce qu’ai écrit en 2015 dans “Les tueurs de la république” et début 2017 dans “Erreurs fatales“, au sujet des exécutions ciblées.

Le refus de la France, évoqué la semaine dernière par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, de laisser sortir du fief de l’EI à Raqqa certains combattants suspectés d’être des orchestrateurs des attentats de Paris du 13 novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, notamment  Abdelilah Himich, dit Abou Souleyman Al-Faransi, originaire de Lunel (Hérault) est révélateur de cette fermeté française: si Himich est à Raqqa, qu’il y reste, et ne puisse figurer sur les combattants autorisés à sortir de la zone cernée dans le cadre de négociations sur place, tel est le message qui aurait été délivrée par la DGSE. Sous-entendu: tant pis pour eux…

Suite aux propos de Florence Parly, France 2 a fait un sujet dans son JT du 16 octobre, où j’interviens brièvement pour expliquer les problèmes juridiques et moraux soulevés par de possibles exécutions ciblées (à revoir ici en replay, 2èle sujet du 20h)

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Et l’Obs m’a interviewé sur le sujet pour son site, avec un article que voici.

“Si certains djihadistes périssent, tant mieux” : “Florence Parly brise un tabou”

Pour le journaliste Vincent Nouzille, la ministre des Armées illustre le non-dit des éliminations de djihadistes par la France

La ministre des Armées Florence Parly a suscité une salve de réactions en déclarant, à rebours des éléments de langage habituels, que la France se satisferait de la mort de djihadistes français dans les combats de Raqqa, bastion syrien du groupe Etat islamique en passe d’être conquis par les troupes FDS à majorité kurde, avec l’appui des avions français et américains.

“Ce combat est en train d’être gagné. Ce que nous pouvons faire, c’est poursuivre ce combat pour neutraliser le maximum de djihadistes, ce que nous faisons déjà depuis des mois. Il faut aller au bout”, a martelé la ministre dimanche lors du “Grand Rendez-vous” Europe 1/CNews/”les Echos”. “Nous sommes engagés au côté de nos alliés pour obtenir la destruction de Daech et nous faisons tout pour cela.”

“Ce que nous voulons, c’est aller au bout de ce combat et bien sûr si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux.”

qa, les derniers combattants de l’Etat islamique (gris) encerclés par les FDS (en jaune). Source : isis.liveuamap.com, 16 octobre 2017.

Un “tant mieux” qui correspond à une réalité difficile à exprimer en termes officiels : l’Etat français pourrait profiter du contexte de zone de guerre pour éliminer certaines cibles. Le tout sans passer par des opérations d’assassinats ciblés, opaques du point de vue juridique, dont François Hollande avait admis l’existence dans “Un président ne devrait pas dire ça” de Fabrice Lhomme et Gérard Davet (2016, Stock).

Le journaliste indépendant Vincent Nouzille a enquêté sur ces opérations ultra-secrètes (“les Tueurs de la République”, 2015, Fayard, et “Erreurs fatales”, 2017, Fayard). Il estime qu’avec cette phrase, la ministre des Armées montre que la France persévère dans cette “zone grise”.

Vos derniers ouvrages mettent en lumière la stratégie d’élimination individuelle des djihadistes par l’Etat français sous François Hollande. Estimez-vous qu’Emmanuel Macron suit la même ligne ?

Il n’y a pas de déclarations extrêmement claires sur ce sujet, mais ses positions sur la guerre contre le terrorisme et le conflit syrien montrent une grande continuité de la ligne suivie par François Hollande, y compris sur les sujets les plus sensibles. Il faut prendre des précautions, mais il semble que les moyens employés soient similaires.

La phrase de Florence Parly est bien sûr un propos général : une guerre est déclarée, l’ennemi est identifié et jusqu’au-boutiste, nous sommes en droit de l’éliminer en raison de la menace qu’il représente. Là, le cadre juridique est clair. Mais elle brise aussi un tabou, en laissant entendre que la France se réjouirait que le moins de djihadistes possible fassent leur retour sur le territoire. Et là, nous entrons dans une zone grise.

Pourquoi cette zone grise ?

La France n’étant pas engagée au sol, elle se dégage déjà d’une partie de la responsabilité, par exemple sur le sort des prisonniers capturés par les forces syriennes et l’armée irakienne. Raqqa est la ville où ont été planifiés les attentats du 13-Novembre, et l’opinion ne se posera pas trop de questions si l’on y tue un djihadiste déterminé à y rester et à se battre comme un beau diable.

Mais s’il s’agit de poursuivre sur le chemin du retour ceux qui souhaitent s’enfuir, c’est beaucoup plus sujet à caution. En dehors de la zone de guerre, qui correspond à un contexte déterminé, c’est la logique judiciaire qui est censée s’appliquer. Or, selon mes sources, cette politique de traque existe, elle est menée notamment par la DGSE par le biais d’opérations clandestines dites “d’entrave” qui peuvent aller jusqu’à la “neutralisation”.

Selon l’OSDH, la France aurait souhaité empêcher l’exfiltration hors de Raqqa d’Abdelilah Himich, accusé d’être le cerveau des attentats de Paris et Bruxelles. Est-on face à une décision d’élimination passive, tirant parti du contexte de zone de guerre ?

S’il y a eu volonté de l’empêcher de sortir de la zone, c’est en effet un indice.

Jusqu’à présent, ces éliminations ont toujours ciblé des supérieurs hiérarchiques de l’Etat islamique. Peuvent-elles s’étendre à l’ensemble des djihadistes français présents en Irak et en Syrie ?

C’est très difficile à dire. Les renseignements français disposent certes d’une liste des djihadistes français sur zone, qui tente de qualifier la dangerosité de chacun. Mais cela m’étonnerait qu’on puisse éliminer plusieurs centaines de personnes, cela représente trop de monde, d’autant que la DGSE et les autres services ne surveillent pas seulement les djihadistes français, mais aussi francophones – issus des filières belges et maghrébines, considérés comme des menaces aussi dangereuses. Les renseignements intègrent ce deuxième cercle beaucoup plus grand, qui comprend plusieurs milliers de personnes.

La France aurait exécuté une quarantaine de djihadistes clés sous Hollande

Dans mon dernier livre paru en janvier [“Erreurs fatales”, Fayard, NDLR], j’évaluais à au moins 40 le nombre de djihadistes tués sur décision de Paris, sur les différents terrains d’opérations en Afrique du Nord et au Proche-Orient depuis 2013. Sur ce total, au moins une quinzaine de djihadistes français ont été exécutés depuis 2015 dans la zone syro-irakienne, principalement par des frappes américaines, avec l’aval de Paris.

Outre la menace sécuritaire, choisir de tuer ou laisser tuer ces djihadistes pourrait-il constituer une solution de facilité pour l’Etat, afin d’épargner aux cellules de déradicalisation et au système judiciaire le traitement de centaines de cas insolubles ?

Les experts et décideurs les plus cyniques le disent. La question judiciaire est déjà bien avancée dans de nombreux cas, près de 200 procédures sont en cours. Mais ces personnes seront-elles condamnées ? A quoi ? Que se passera-t-il quand elles ressortiront ? On rentre dans l’inconnu avec ce phénomène de réinsertion à grande échelle, dont on avait déjà eu un petit aperçu avec le démantèlement des filières d’anciens combattants du GIA algérien et d’autres filières afghanes, irakiennes ou tchétchènes dans les années 1990 et 2000. Mais cela ne concernait alors que quelques dizaines de personnes. Aujourd’hui, on parle de plusieurs milliers. Tous les pays vont y être confrontés.

Propos recueillis par Timothée Vilars, le 16 octobre 2017

3
Oct
2017
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Las Vegas: l’Etat islamique revendique, est-ce crédible?

J’étais, le 2 octobre, l’un des invités de l’émission Grand Angle de Jean-Baptiste Boursier sur BFM TV pour parler de terrorisme, des questions sur la revendication par l’Etat islamique du massacre de Las Vegas, sur lequel les autorités américaines demeurent très prudentes. Si l’EI revendique, c’est peut être parce que cette organisation a de plus en plus besoin d’exister, y compris par la propagande et l’intox, dans sa guerre mondiale.

revoir l’émission ici.

13
Sep
2017
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Les tueurs de la République, rediffusions en septembre sur Planète+

RLes deux films “Les tueurs de la République”, adaptés de mon livre paru en 2015 sur le sujet, diffusés pour la première fois le 26 mars dernier, seront rediffusés sur Planète Plus (groupe Canal+) ces prochains jours:

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-jeudi 14 sept à 20h55 (EP1) et 21h45 (EP2)
-dimanche 17 sept à 13h25 (EP1) et 14h25 (EP2)
-jeudi 21 sept à 11h40 (EP1) et 12h35 (EP2)
-samedi 23 sept à 23h50 (EP1) et 00h50 (EP2)