7
Mar
2021
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Derrière la Main rouge, les tueurs de la République du SDECE

Dans son émission diffusée le 3/3/21 sur Radio Classique sur la Main Rouge, faux-nez du SDECE pour des assassinats ciblés durant la guerre d’Algérie, Franck Ferrand cite plusieurs fois mon livre “Les tueurs de la République” reparu chez Fayard fin 2020, dans lequel je détaille les opérations “homo” des services secrets de cette période, avec les témoignages de plusieurs tueurs, dont Tony, un ancien flic, et Daniel, un réserviste du Service Action , que j’avais pu rencontrer.

Une émission à écouter ici.

 

6
Oct
2020
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Roissy : dans les coulisses de la sécurité

L’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle: le premier aéroport du continent européen vit au rythme ralenti de la crise sanitaire et d’un trafic réduit de voyageurs. Mais les agents chargés de sa sécurité veillent toujours au grain: policiers de la PAF, gendarmes, douaniers restent sur le pont. Pendant plusieurs mois, j’ai pu suivre, avec mon ami photographe Bernard Sidler, leurs activités. Ce reportage est paru dans le Figaro Magazine du 2 octobre. A découvrir ici ROISSY

Voici la présentation de cet article.

ROISSY : LES COULISSES DE LA SECURITE

Malgré la crise sanitaire qui a réduit le trafic des passagers à Roissy-Charles de Gaulle, la sécurité de l’aéroport demeure une mission sensible. Surveillance de la plateforme, sécurisation des arrivées massives de masques de Chine, contrôle de l’immigration illégale, lutte contre la fraude et les trafics, prévention antiterroriste. Dans un contexte singulier, le Figaro Magazine a pu suivre en exclusivité ces derniers mois le travail des policiers, gendarmes et douaniers.

30
Sep
2020
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“Les tueurs de la République”: des documents inédits sur les opérations “Homo”

Dans la nouvelle édition de mon livre les Tueurs de la République (Fayard), en librairie le 30 septembre, je révèle notamment des documents d’archives qui confirment l’existence d’une politique d’assassinats ciblés, décidée au plus haut niveau de l’Etat dans la période de la guerre d’Algérie – essentiellement de 1956 à 1962.

Le Monde du 25 septembre a rendu compte en partie du contenu de certains de ces documents révélés par mon livre, qui contient des copies de quelques pages de ces archives. J’y consacre aussi un long passage dans le chapitre sur la guerre d’Algérie, pour une remise en perspective et des explications.

Il s’agit de documents exceptionnels, que j’ai trouvés dans les archives de Jacques Foccart, éminence grise de De Gaulle, conseiller aux affaires africaines et tuteur des services secrets français, le SDECE (ancêtre de l’actuelle DGSE). Deux petits extraits de ces archives avaient été exposés, en partie masqués, au Musée de l’armée fin 2016. J’ai pu accéder à l’ensemble des documents se référant à ce sujet et à quelques autres qui éclairent, de manière précise, à la mi-1958, la chaîne de commandement concernant des éliminations et le bilan des opérations de sabotage et d’assassinats menées par le SDECE depuis 1956.

-L’un de ces documents est particulièrement intéressant, puisqu’il est titré “Fiche concernant les objectifs ‘Homo’”. C’est la première fois, à ma connaissance, que le terme officieux désignant des opérations “Homo”, pour homicides, apparaît en toutes lettres dans un document d’archives accessible. Cette “fiche”, datée du 5 août 1958, dresse la liste des personnes à éliminer. Sans cesse actualisée, elle comporte, à cette date, neuf noms classés en trois groupes : la catégorie « trafiquant », la plus fournie avec six noms; une catégorie « politiques » avec deux noms ; et une catégorie « Français pro-FLN » avec un seul nom. L’existence de cette catégorie prouve que le pouvoir est prêt à enfreindre toutes les règles, y compris en assassinant des « Français ».

 

Le document a été envoyé à Jacques Foccart, qui vient d’arriver, aux côtés du général De Gaulle, à la présidence du Conseil, c’est-à-dire à Matignon, après sa nomination en mai 1958 en pleine crise algérienne. Le conseiller Foccart valide cette liste, qui a été enrichie et corrigée plusieurs fois, avant d’être transmise au directeur du Sdece, le général Grossin, pour action. La signature de Foccart est visible à l’encre bleue, ce qui signifie que le “permis de tuer” est donné au plus haut sommet de l’Etat.

 

-Un autre document donne une vision rétrospective plus large des opérations “Arma” (sabotages) et “Homo (assassinats) réalisées par le Sdece entre janvier 1956 et le printemps 1958. Destructions de cargos, de voitures, de casernes ou de fabriques d’armes, attentats contre des postes radio, incendie d’imprimeries, bombardements nocturnes de camps d’entraînement du FLN, assassinats à l’explosif ou à l’arme silencieuse : tout y passe dans ce document de six pages, qui détaille, pour chaque opération, le “but à atteindre, le “lieu, la “date”, “le montage”, la réalisation”.

Au total, 38 opérations passées sont répertoriées ainsi que 9 en préparation. Point important: sur les 38 opérations, 17 seulement ont réussi, 4 ont échoué et 17 ont été annulées, dont 8 par “ordre supérieur”. Le Sdece subit de nombreux aléas, défaillances et des contre-ordres. Car jusqu’au dernier moment, toutes ces opérations demeurent conditionnées à un ultime feu vert de la direction du Sdece, voire du gouvernement. C’est notamment le cas de 2 opérations annulées in extremis, notamment en juillet 1956 pour éliminer le leader du FLN Ahmed Ben Bella et en décembre 1956 pour tuer le leader égyptien Nasser

 

Recevant ce bilan établi probablement fin août 1958, Jacques Foccart ne semble pas très satisfait des résultats du Sdece, qu’il souhaite réformer, ainsi que l’ensemble de la politique de renseignement. Il va s’employer à reprendre rapidement en main le service et ses opérations. Les années suivantes, avec la guerre d’Algérie qui se poursuit, le pouvoir gaulliste va même passer la vitesse supérieure en termes d’assassinats ciblés: selon l’ancien conseiller de Michel Debré à Matignon Constantin Melnik, pour la seule année 1960, il y aurait eu au moins 140 opérations Homo...

Plus de détails, le récit complet, les documents sont à découvrir dans le livre.

25
Sep
2020
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“Les tueurs de la République”, réédition et nouvelles révélations

Le 30 septembre sortira en librairie la nouvelle édition augmentée de mon livre “Les tueurs de la République” (Fayard). La première édition, parue en janvier 2015, contenait déjà pas mal de révélations sur les assassinats ciblés et autres opérations menées par la France depuis 1958, et notamment plus récemment par François Hollande.

Depuis cette première édition, qui avait surpris beaucoup de monde, j’ai complété l’enquête, découvert certains épisodes, collecté de nouveaux documents inédits, rencontré de nouveaux témoins (notamment des anciens agents du SDECE et de la DGSE, mais aussi des membres des états-majors, des entourages présidentiels, de la défense, etc).

J’ai aussi poursuivi mon enquête, parce que l’actualité a été très dense depuis 2015, notamment du fait de la multiplication des attentats terroristes, de la guerre en Syrie-Irak contre l’Etat islamique, de la dégradation de la situation au Sahel. Et après que François Hollande ait confirmé et donné des précisions sur certaines opérations d’assassinats ciblés qu’il a reconnu avoir ordonnées, j’ai aussi voulu savoir si son successeur suivait ses traces

Cela donne une réédition dense, augmentée de 200 pages supplémentaires (560 au total!), nourri de nouvelles révélations, notamment sur la période Hollande et Macron, mais aussi sur des archives inédites du SDECE, dont je publie des extraits en annexe de mon livre, aux côtés d’autres documents sur le sujet.

Dans le Figaro Magazine du 25-26 septembre, je publie un article titré “Comment Macron mène ses guerres secrètes” actualisé et adapté du dernier chapitre de ma réédition, où je le présente, enquête à l’appui, comme “Macron, l’exécuteur“, aussi implacable, si ce n’est plus encore, que son prédécesseur. Cet article s’insère dans un dossier sur les “soldats de l’ombre” centré sur les forces spéciales et la DGSE.

Dans ce dossier, figurent également des extraits d’un livre paru ces jours-ci du général Christophe Gomart, ancien patron du COS (opérations spéciales) et de la DRM (renseignement militaire), “Soldat de l’ombre”, qu’il a écrit avec mon confrère Jean Guisnel.

Il y dévoile des frictions vives entre le COS et le Service Action de la DGSE, sur lequel il tire à boulets rouges. Il remet à jour un vieux conflit larvé, dont je parle longuement dans mon livre, et cela risque de provoquer, outre des crispations à la DGSE, quelques remous. Je reparlerais de ce sujet sensible.

 

Le Monde daté du 26 septembre publie, quant à lui, un article de mon confrère Jacques Follorou, qui met en avant certaines des révélations de ma réédition, en l’occurrence  plusieurs documents du SDECE datés de 1958 sur les assassinats ciblés décidés par la France, qui ciblaient notamment des citoyens français

J’y reviendrais également plus en détails. Notamment ici.

Et pour mémoire, revoir l’interview que j’avais donnée en janvier 2015 à France 2, sur Télématin, suite à la sortie de ma première édition.

 

 

 

 

23
Sep
2020
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De Gaulle inattendu: secrets et documents

Ce mercredi 23 septembre paraît en librairie un beau livre de documents et d’histoire: “De Gaulle inattendu”, chez Nouveau monde éditeurs, sous la direction de Catherine Trouillier et Yannick Deshée. Un ouvrage collectif, riche d’images et d’archives, avec des articles très variés qui couvrent l’ensemble de la vie du soldat, général, résistant, homme politique, président. Il est présenté par le grand historien Julian Jackson, qui vient de signer une magistrale biographie de De Gaulle.

Les Archives nationales, le Service historique de la Défense, l’EPCAD, la Fondation Charles de Gaulle, la fondation Anne de Gaulle, le ministère des Affaires étrangères ont contribué à cet ouvrage, ouvrant leurs cartons, leurs archives, leurs albums photos. Des éminents spécialistes, comme Jean-Noël Jeanneney, Maurice Vaïsse, Frédérique Néau-Dufour, Sébastien Studer, Bénédicte Vergez-Chaignon et d’autres ont apporté leur pierre à l’édifice.

J’ai eu le grand privilège de pouvoir y contribuer à petite échelle, avec un article sur “Le coup de sang de la CIA”, lorsque le chef de station à Paris de la centrale américaine du renseignement s’offusquait, en novembre 1963, des médisances supposées du ministre des Affaires étrangères Maurice Couve de Murville prêtant de noirs desseins antigaullistes à la CIA, et même de soutien à des figures de l’antigaullisme comme Jean-Jacques Servan Schreiber (JJSS) ancien fondateur de l’Express. Le document original publié provient des Archives nationales et je l’avais également trouvé il y a quelques années dans les archives personnelles de Maurice Couve de Murville, conservées à la Fondation nationale de sciences politiques. J’ai ajouté, dans l’article, un autre document, que j’avais déniché aux Etats-Unis, pour mes livres sur les relations franco-américaines, dans les archives présidentielles américaines, sur les mêmes rumeurs de financement de JJSS par les Américains, alors que ces derniers le jugeaient incontrôlable…

Dans ce “De Gaulle inattendu”, de nombreuses pépites sont ainsi commentées  qui dévoilent des épisodes méconnus du grand homme, des échanges avec Joséphine Baker, l’abbé Pierre, Alain Delon, des compte rendus de missions secrètes sur les négociations avec le FLN, sur la mort de Ben Barka, ou des échanges avec des chefs d’Etat. Les photos choisies sont superbes. Un beau livre!

De Gaulle inattendu

Sous la direction de Catherine Trouillier et Yannick Dehée, présenté par Julian Jackson

Poste face de Hérvé Gaymard

Avec les contributions de Hervé Gaymard, Jean-Noël Jeanneney, Vincent Nouzille, Maurice Vaïsse, Pierre Vermeren, Bénédicte Vergez-Chaignon, Laurent Veyssière, François Broche, Frédéric Douat, Nicole Even, Frédéric Guelton, Bernard Lachaise, Noémie Latte, Frédérique Neau-Dufour, Vivien Richard, Sébastien Studer…

Nouveau Monde Editeurs, Ministère des armées, Fondation Charles de Gaulle

322 pages, 34,9 euros

6
Aug
2020
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L’espionnage fait sa révolution

Le Figaro publie un hors-série, sous forme de “mook”, un livre-revue, centré sur les nouveaux défis de l’espionnage.

Voici sa présentation:

“Espion. À peine a-t-on entendu le mot que l’on dresse l’oreille. Ce métier, essentiel à la protection de la nation, suscite les fantasmes. Les agents célèbres sont devenus des légendes qui, à leur tour, ont inspiré écrivains et cinéastes. Pourtant, comparée à la fiction, la réalité du renseignement a changé. Les dernières années ont été marquées par la lutte contre le terrorisme. À présent, les services font face à des défis technologiques, digitaux, virtuels. Certes, le renseignement « humain », façon Bureau des légendes, demeure crucial. Mais le cyberespace, avec ses pirates, ses criminels et sa désinformation agressive, exige surveillance permanente et moyens de défense sophistiqués.”

Ce hors-série comprend plusieurs articles sur ces nouveaux défis, dont quelques-uns que j’ai rédigés:

-l’un sur l’espionnage russe, avec la guerre froide des espions de Poutine, qui a pris une nouvelle tournure ces dernières années. Il s’agit d’un article paru l’an dernier dans le Figaro Magazine et que j’ai réactualisé.

-Un autre sur l’espionnage chinois et son “virus de la désinformation”, ravivé par le Covid-19. J’ai élargi le thème de la désinformation, que j’avais partiellement traité dans un autre article du Figaro Magazine, consacré à l’espionnage chinois de manière plus générale, paru le mois dernier.

-par ailleurs, avec mon confrère Jean-Marc Gonin,  rédacteur en chef de ce numéro spécial, nous avons pu interviewer le général Didier Tisseyre, chargé de la cyberguerre (ComCyber) au ministère des Armées. Il nous livre un panorama complet de cette nouvelle dimension des conflits modernes et de la manière dont la France se défend, et attaque parfois… “Le cybersespace est une jungle pleine de prédateurs” dit-il.

A déguster aussi dans ce numéro, un article très vivifiant de Paul Charon, directeur du domaine “Renseignement, ancitipcation et menaces hybrides de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecoel militaire (Irsem), et de Fabien Laurençon, doctorant associé à l’Irsem. Ainsi que de nombreux autres articles passionnants sur la NSA, l’Iran, les héros de légendes, le cinéma et l’espionnage, etc.

 

L’espionnage fait sa révolution

Portraits d’agents secrets légendaires et nouveaux enjeux du renseignement: comment le 2.0 supplant 007.

La Figaro Enquêtes, 178 pages, 12,9 euros, en vente chez les marchands de journaux.

 

22
Jul
2020
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Espionnage: l’offensive chinoise

Le Figaro Magazine a publié en Une le week-end dernier une de mes enquêtes sur la grande offensive de l’espionnage chinois.

 

A travers cette investigation, j’ai découvert l’univers insoupçonné et sans scrupules des cyber-pirates et cyber-espions chinois. La crise sanitaire a alimenté une nouvelle forme de guerre de l’intox, qui s’ajoute à celle menée secrètement par les espions du Guoanbu (le ministère chinois de la Sécurité d’Etat) et de l’ALN, l’armée chinoise et ces milliers de cyber-combattants. Le tout sous la houlette de l’empereur rouge “Xi Jinping”.

On peut lire le papier intégralement 2020 07 18 -Espionnage Chinois.Fig Mag

Voici la présentation de l’article.

Engagés secrètement depuis des années dans un espionnage économique et technologique à grande échelle, les services secrets chinois multiplient les piratages et les cyberattaques contre les pays occidentaux. Ils se sont lancés plus récemment dans une guerre froide idéologique, utilisant la désinformation et l’intox, que la crise du Covid-19 n’a fait qu’amplifier…