13
Sep
2017
0

Les tueurs de la République, rediffusions en septembre sur Planète+

RLes deux films “Les tueurs de la République”, adaptés de mon livre paru en 2015 sur le sujet, diffusés pour la première fois le 26 mars dernier, seront rediffusés sur Planète Plus (groupe Canal+) ces prochains jours:

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-jeudi 14 sept à 20h55 (EP1) et 21h45 (EP2)
-dimanche 17 sept à 13h25 (EP1) et 14h25 (EP2)
-jeudi 21 sept à 11h40 (EP1) et 12h35 (EP2)
-samedi 23 sept à 23h50 (EP1) et 00h50 (EP2)

5
Sep
2017
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Assassinats ciblés: quand Foccart ciblait des Allemands

Dans le Monde daté du 6 septembre, mon confrère Jacques Follorou publie une enquête passionnante sur une opération d’assassinat ciblé, une opération Homo dans le langage des services, décidée par le pouvoir français en 1958, dont les archives nationales ont gardé la trace. Un document émanant du chef d’état major des armées adressé à Jacques Foccart, le principal conseiller de l’ombre du général de Gaulle, évoque en effet une “désignation d’objectif”, en l’occurrence un nommé “Schulz-Lesum, sujet allemand, résidant à Tétouan” chef présumé d’une organisation organisant la désertion de légionnaires français d’origine allemande ou autrichienne. La note précise que son exécution devrait avoir lieu en employant un “toxique indétectable”.

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Ce document exceptionnel était notamment exposé fin 2016 au musée des Armées aux Invalides dans le cadre d’une superbe exposition sur les guerre secrètes françaises (à lire ci-dessous) et mon confrère Alain Barluet l’avait évoqué dans le Figaro.

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Le Monde a retracé l’histoire de cet allemand ciblé par les Français et de toute la filière de désertion des légionnaires, dont certains rejoignaient les rangs du FLN algérien. Une enquête minutieuse et complexe, enrichie d’autres documents dénichés aux archives de la défense, de la diplomatie et de témoignages inédits.

Il révèle l’intensité de cette traque aux filières de soutien au FLN qui a mobilisé les services français entre 1954 et 1962, avec des dizaines d’opérations homo, plus ou moins avortées (comme en témoigne cet autre document qui était aussi exposé).

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Je racontais le détail de ces guerres secrètes du SDECE, qui se faisait parfois par une mystérieuse organisation fantôme La Main Rouge, dans mon livre “les Tueurs de la République(Fayard) paru en 2015, dont on peut lire un extrait ici notamment le chapitre 1 sur “les lourds secrets de la guerre d’Algérie”.

Ayant découvert  fin 2016 le document de J Foccart au musée des Armées, j’ai pu également m’en servir pour illustrer et enrichir les documentaires de télévision sur les Tueurs de la République, qui seront rediffusés sur Planète Plus le 14 septembre. Dans le deuxième volet (frappes ciblées), je met en scène Foccart signant l’autorisation de neutralisation de cet allemand.

A lire l’article du Monde (abonnés)

Voir la partie 2 des Tueurs de la République ici (le passage sur le document arrive vers 5’40)

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26
Aug
2017
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Virginia Hall, la vraie vie d’une grande espionne, de Lyon au Chambon-sur-Lignon

Le 3 août, grâce à l’invitation de Marie Chenevier, présidente de l’association des amis du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) de Lyon, j’ai été convié au Chambon-sur-Lignon, le pays des “Justes” qui a sauvé des milliers d’enfants juifs durant la guerre, en Haute-Loire, pour faire une conférence sur Virginia Hall, l’espionne américaine dont j’ai publié la biographie en 2007, qui a aidé les résistants à libérer le département de Haute-Loire durant l’été 1944.

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Arrivée sur place presque par hasard en juin 1944, l’espionne de l’OSS (ancêtre de la CIA) avait pris contact avec les maquisards de ce haut plateau pour leur proposer son appui financier et ses contacts radio avec Londres. Grace à Virginia Hall, surnommée “la Madone”, plus d’une vingtaine de parachutages d’armes et d’équipements eurent lieu en juillet et août 1944 qui armèrent les FFI et permirent la libération du département fin août. Ci -dessous Virginia Hall avec quelques-uns des (très jeunes) maquisards du Chambon-sur-Lignon.

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Cette conférence au Chambon-sur-Lignon fut très émouvante puisque une partie du public venu m’écouter était constitué de familles d’anciens résistants, dont la veuve de Gabriel Eyraud, grande figure locale décédée récemment, que j’avais pu rencontrer de son vivant, avec plusieurs autres de ses camarades, pour mon enquête sur Virginia Hall en 2006/2007. J’ai rencontré également d’autres personnes qui ont connu Virginia Hall, ce qui a ravivé leurs souvenirs et ma passion pour cette histoire.

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J’ai pu surtout raconter l’ensemble de la vie de cette américaine rebelle et handicapée (amputée d’une jambe), amoureuse de la France, au parcours incroyable, engagée dans les services britanniques dès février 1941, envoyée en France pour des missions dangereuses en 1941/1942 à Lyon et revenue en 1944 pour aider à la libération du pays. Une héroïne qui a trop longtemps été oubliée et que je continue d’essayer de faire revivre, comme un exemple de courage et de caractère, à travers conférences, articles et autres projets.

A découvrir ou redécouvrir ici dans ce résumé de mon livre.

 

7
Aug
2017
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Le Bureau des légendes, le vrai et le faux

Dans un dossier publié par le Figaro Magazine le 4 août sur la vraie vie des espions (consultable ici)

Fig Mag Espions j’ai essayé de démêler le vrai du faux de la série réussie de Canal + “Le Bureau des légendes”, qui retrace les aventures d’agents de la DGSE. Voici les éléments détaillés réalistes de la série et ceux qui relèvent de la fiction pure.

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26
Jun
2017
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Macron l’hyper-président qui verrouille ses réseaux de pouvoir

Dans un dossier publié dans le Figaro Magazine le 23 juin, je décortique les réseaux Macron et la manière dont le nouveau président verrouille ainsi son pouvoir. En réalité, Emmanuel Macron, entouré d’une garde rapprochée de fidèles, d’influents amis dans les affaires et d’énarques qui ont pris les commandes des postes clés, veut tout contrôler, y compris les ministres et les principaux hauts fonctionnaires. Macron est déjà hyper-président, car il veut absolument réussir. La manière jupitérienne dont il a récupéré la mainmise sur le renseignement et le lutte contre le terrorisme, et la façon expéditive dont ont été sortis les ministres Modem gênants à cause de soupçons d’affaires (Bayrou, de Sarnez, Goulard) en dit long sur la méthode. Un de ses amis m’a confié: Macron n’est pas un tendre, il ne fera pas de cadeaux…

à découvrir ici.

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1
Jun
2017
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La France sous-traite-t-elle des exécutions ciblées aux Irakiens?

Une longue enquête parue lundi 29 mai dans le Wall Street Journal avance des faits troublants concernant le mode opératoire des forces françaises opérant en Irak pour traquer et faire exécuter par les Irakiens des djihadistes français combattant dans les rangs de Daesh. Selon le quotidien américain, les forces spéciales françaises auraient des listes de “High value targets” (le WSJ a vu une liste de 27 noms) de personnes que la France cherche en priorité à localiser et éventuellement à neutraliser en Irak. Des renseignements sont transmis aux forces irakiennes sur place, notamment à Mossoul, pour ensuite traquer et procéder à des frappes ou des exécutions.

WSJ 29 mai

Aussitôt publié, cet article a provoqué des démentis officiels. Le ministère de la Défense n’a pas voulu commenté ce type d’informations, précisant juste que les forces françaises en Irak coopéraient avec leurs homologues irakiens et qu’ils ne visaient pas spécifiquement des combattants français, mais des combattants ennemis jugés dangereux. L’état-major des armées a affirmé n’avoir pas connaissance d’une telle liste de 27 noms de djihadistes français qui seraient dans le collimateur des Français.

Mais, selon plusieurs sources militaires et des services de renseignement, ce type de traque des HVT existe bel et bien, que ce soit au Sahel ou au Levant. Officiellement, dans le cadre de l‘opération baptisée Chammal les soldats français ne font que de la formation et du renseignement en Irak, de l’appui d’artillerie et les avions français épaulent les combattants irakiens au sol par des frappes aériennes.

Pourtant, discrètement, les commandos français contribuent à la traque des combattants de Daesh de manière plus active, avec l’aide de leurs outils de renseignements, qu’il s’agisse de drones, d’écoutes radios ou d’interceptions, de photos satellites, de reconnaissance faciale. De manière clandestine, la DGSE est également engagée sur ces zones, et en marge de la zone syro-irakienne, avec des opérations que plusieurs sources qualifient de “combatives”. Des listes des djihadistes français présents sur zone ont été dressées, de manière conjointe par tous les services de renseignements (qui travaillent ensemble sur ce sujet au sein d’une cellule nommée Allât à la DGSI (sécurité intérieure) et au sein de la cellule Hermès (basée au Centre de planification et de conduite des opérations, à l’état-major des armées) qui détermine les objectifs ciblés au Levant.

Comme je l’ai déjà établi, notamment dans “Les Tueurs de la République” et “Erreurs fatales” et dans les documentaires sur les Tueurs de la République, diffusés en mars sur Planète), et expliqué lors d’une récente conférence à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)- dont quelques propos sont repris ici par Ouest-Francela France traque les djihadistes français (et tous ceux qui peuvent s’en prendre à la France) sur ordre express du président Hollande. Celui-ci a donné des consignes d’éradication dès 2013 pour neutraliser les chefs de groupes terroristes au Sahel. Ces consignes ont été étendues à partir de mi-2015 à des djihadistes français (et francophones) certains faisant partie de combattants considérés comme les plus dangereux. Selon le décompte que j’ai pu dresser, au moins une quarantaine de HVT ont ainsi été exécutées entre 2013 et 2016 avec une implication française, directe ou indirecte. Parmi eux, depuis 2015, au moins une dizaine de djihadistes français en Syrie et en Irak, dont la plupart ont été victimes de frappes américaines avalisées par la France, comme ce fut le cas pour Rachid Kassim, djihadiste français tué par un drone américain le 8 février. Il s’agit d’une forme de sous-traitance technique aux Américains, liée aux contraintes de la coalition anti-Daesh, à un partage des rôles, et à la disponibilité de moyens militaires américains (les Américains disposant, comme les Britanniques, de drones armés, contrairement à la France, qui est en retard sur le sujet, comme le souligne un récent rapport sénatorial consultable ici).

Dans ces confidences aux journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet (“Un président ne devrait pas dire ça”, octobre 2016), François Hollande avait confirmé l’existence de telles opérations ciblées. Les autres responsables publics sont longtemps restés évasifs sur ce sujet délicat, refusant d’admettre l’existence de frappes nominatives, à la fois pour des raisons juridiques et morales. Mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a parfois reconnu leur existence (notamment durant des auditions à l’Assemblée nationale, dont une audition le 12 janvier 2017) tout en précisant que les chefs ennemis n’étaient ciblés selon leur nationalité, mais en tant que combattant sur un théâtre de guerre. Plusieurs de ses proches ont admis que les djihadistes français pouvaient faire partie des cibles, comme combattants ennemis et/ou comme “traîtres”. Le colonel Michel Goya, expert militaire, enfonce le clou sur son blog: “Il faut évidemment profiter de leur présence de la zone de guerre pour éliminer le plus possible de traîtres, si possible physiquement, à défaut en les capturant.” Un propos que les autorités démentent. Mais mollement.

Le porte-parole du nouveau gouvernement, Christophe Castaner, a lui-même expliqué le 31 mai, suite aux révélations du WSJ, que les djihadistes prenaient leurs risques en combattant dans les rangs de Daesh. Selon plusieurs sources militaires françaises et irakiennes, les Irakiens ne font pas dans la dentelle quand ils combattent à Mossoul ou capturent des membres combattants de l’Etat islamique. Selon le WSJ, ils ont parfois carte blanche pour les éliminer de manière discrète.

Voir une interview de Wassim Nasr sur France 24 qui explique bien la problématique de ce sujet.

Lire un article de La Tribune de Genève, avec qui je me suis entretenu. Et une interview sur le site de Causette.

Et voir ci-dessous le sujet au journal de France 2 du 31 mai durant lequel j’interviens brièvement pour donner quelques détails.

Irak : la France traque-t-elle ses jihadistes ?

Post scriptum (9/6): La nouvelle administration Trump ne cache pas non plus son souhait de neutraliser le plus possible de combattants de Daesh pouvant un jour frapper l’Occident. Certains experts, comme le Pr Lorenzo Vidino, de la George Washington University, auditionné le 8 juin au Sénat américain, recommande même cette stratégie “militaire agressive” comme une option sérieuse pour limiter les risques. Objectif: “Prevent foreign fighters from leaving Syria/Iraq. This goal could be better achieved through aggressive military tactics that prevent Daesh fighters from fleeing the battlefields and from sealing Syria and Iraq’s external borders.” (lire son exposé ici)

24
May
2017
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Macron veut sa cellule antiterroriste à l’Elysée! Gare aux détails!

A l’issue du Conseil de défense et de sécurité qui s’est tenue le 24 mai à l’Elysée dans la foulée des attentats de Manchester, le président de la République a fait savoir qu’il prolongerait l’état d’urgence et qu’il avait également “donné des instructions pour la mise en place du centre de coordination des services engagés dans la lutte contre le terrorisme, dont l’organisation sera arrêtée, sous son autorité, par le Conseil de défense et de sécurité d’ici au 7 juin.

En l’occurrence, Emmanuel Macron fait suite à sa promesse de campagne, durant laquelle il avait évoqué la mise en place d’une “task-force anti-Daech” auprès de lui et un renforcement de la coordination du renseignement. Ces idées salutaires ne sont pas totalement neuves, puisque le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, rendu public en juillet dernier, recommandait déjà une meilleure coordination et la création d’une Agence nationale de lutte antiterroriste rattachée à l’exécutif (certains voulant la placer près de Matignon, d’autres de l’Elysée). Cette suggestion, répétée en janvier dernier par les auteurs du rapport Georges Fenech et Sébastien Pietrasanta – avait été rapidement écartée par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, au motif qu’il ne fallait pas ajouter de nouvelles épaisseurs au plum pudding” du renseignement français. Une manière de botter en touche, alors même que les carences en termes de coordination sont criantes et que les attentats de 2015 ont révélé bien des failles dans le dispositif.

En réalité, comme je  l’ai rappelé dans mon livre “Erreurs fatales”, depuis le début des années quatre-vingts, la nécessité d’une meilleure coordination et d’un véritable pilotage au sommet est apparue à de nombreuses reprises à chaque vague d’attentats, sans que les présidents successifs ne prennent les mesures adéquats. On ne compte plus les rapports d’experts appelant à une réforme profonde allant dans ce sens, notamment en 1995, 2001, 2005, 2008, 2011, 2013, 2015, 2016… Certes, des prémices d’une coordination ont été posées sous l’ère de Nicolas Sarkozy (avec la création d’un poste de Coordonnateur national du renseignement à l’Elysée – malheureusement doté de peu de pouvoirs) et légèrement renforcées sous François Hollande (avec la mise en place de petites cellules opérationnelles interservices anti-Daech, comme Allât à la DGSI et Hermès à l’Etat-major des armées). Mais il reste tout à faire, ou presque, dans ce domaine. Jusqu’à présent, la volonté politique manquait pour aller plus loin.

La forme précise de ce futur “Centre de coordination des services engagés dans la lutte contre le terrorisme” reste encore très floue. Il devrait réunir au moins une centaine d’agents des différents services de renseignements (DGSE, DGSI, DRM, etc) à l’Elysée, mais sous l’autorité de qui? Du Coordonnateur du renseignement (qui ne traite pas que du terrorisme)? Du Chef d’état-major particulier du président (qui traite surtout les volets militaires)? Du secrétaire général de la présidence ou du directeur de cabinet (qui ont d’autres dizaines de dossiers sur les bras)? D’un nouveau patron de la lutte antiterroriste désigné pour l’occasion? Nul ne le sait encore.

Et surtout, la définition de ses missions sera capitale: contrairement à l’expression “anti-Daech” avancée par le candidat Macron, ce centre devrait sans doute se consacrer à l’ensemble des menaces terroristes d’où qu’elles viennent. Mais aura-t-il une mission de renseignement général, ou une visée opérationnelle sur les dossiers chauds, en lien étroit avec les directions de chaque service? Quels seront justement ses rapports avec les différentes structures qui s’occupent déjà d’antiterrorisme, qu’il s’agisse des services de renseignement, du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui dépend de Matignon, de l’Uclat (l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste) déjà dotée d’une centaine de personnes, logée au sein de la police nationale, de l’EMOPT (l’Etat-major opérationnel de prévention du terrorisme) situé près du ministre de l’Intérieur, ou encore de la PJ (chargée de nombreuses enquêtes antiterroristes) et du Procureur de la république de Paris, qui pilote les procédures judiciaires? Vaste casse-tête en perspective!

Si son principe est justifié, ses missions précises et son fonctionnement se heurtent à de nombreuses questions, et suscitent déjà, en coulisses, de sérieuses réticences, batailles de prés carrés et querelles d’ego. Le diable, en l’occurrence, se niche souvent dans les détails. Pour ne pas rajouter à l’usine à gaz de l’antiterrorisme français, il faudra sans doute regrouper, simplifier, clarifier tous ces points.

Sinon, ce “centre de coordination” pourrait rappeler le cauchemar de ce que fut au début des années 80 la “cellule antiterroriste de l’Elysée” créé de manière improvisée et arbitraire par le président Mitterrand après l’attentat de la rue des Rosiers du 9 août 1982, dont je rappelle, dans “Erreurs fatales”, les funestes dérives: dirigée par le commandant de gendarmerie Christian Prouteau (ci-dessous en photo avec Mitterrand), cette cellule a mené, en effet, ses propres opérations antiterroristes en dépit de toutes les règles de prudence et de légalité. Mal vue par tous les services, elle fut privée de relais utiles et ne coordonna aucune stratégie antiterroriste. Conduite à s’occuper également de la sécurité du Président et de ses proches – dont sa fille cachée Mazarine – elle a vite basculé dans des écoutes illégales tous azimuts, qui ont conduit certains de ses protagonistes devant les tribunaux..”

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Son échec et ses dérapages ont même, sans doute, discrédité pour longtemps toute tentative de coordination élyséenne sur le sujet. Espérons que le “jupitero-mitterrandien” président Macron, avec de bonnes intentions, ne tombera pas dans le même travers fatal

 

23
May
2017
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Manchester: choc pour les services britanniques réputés efficaces

Invité ce soir sur BFM pour évoquer l’attentat de Manchester, j’ai notamment souligné à quel point cette attaque meurtrière constituait un choc pour les Britanniques, et pour les services de renseignement britanniques, réputés très performants, qui disposent d’un système de surveillance renforcé depuis les attentats massifs de Londres en 2005. Depuis lors, les services britanniques avaient déjoué des dizaines d’attentats et enduré seulement des attaques ponctuelles. A Manchester, la surveillance du MI6 et MI5 a été prise en défaut, notamment parce que le présumé terroriste a voyagé notamment en Libye et en Syrie…

Revoir l’émission

Attentat à Manchester: un niveau d’alerte critique
Après l’attentat qui a frappé hier soir l’Angleterre, le niveau d’alerte terroriste a été “relevé” dans le pays, passant de “grave” à “critique”. “Le centre indépendant qui évalue le niveau d’alerte en fonction des informations disponibles a jusqu’à présent maintenu le niveau d’alerte. Il a choisi aujourd’hui de le relever. Nous sommes aujourd’hui à un niveau d’alerte dit ‘critique’. Il est donc tout à fait possible que d’autres attaques soient imminentes”, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May.
 On en parle avec: Alain Juillet, ancien directeur du renseignement de la DGSE. Christophe Dubois, journaliste d’investigation. Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l’ONU. Vincent Nouzille, journaliste d’investigation et auteur de “Erreurs Fatales, comment nos présidents ont failli face au terrorisme ? ” (Éd. Fayard). Et Dominique Rizet, notre consultant police-justice.
Édition spéciale, du mardi 23 mai 2017, présentée par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV.