27
Sep
2021
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“V13”: la série documentaire sur les attentats du 13 novembre 2015, sur LCP du 27/9 au 1/10

En complément du film “13 novembre, l’audience est ouverte”, diffusé sur France 5 le 5/9, Théo Ivanez et moi avons réalisé une version longue de ce sujet, sous la forme d’une série documentaire de 5 épisodes (5×52′), qui est diffusée sur la chaîne parlementaire, tous les soirs à partir du lundi 27 septembre au 1er octobre à 20h30.

Chaque épisode est suivi d’un débat, avec des personnalités et des témoins.

Voici la présentation de la série “V13” sur le site de LCP avec les invités des débats

 

« V13 » : Vendredi 13 novembre 2015 : des attentats ensanglantent Paris et plongent la France dans un état de sidération et de terreur, tuant 131 personnes et en blessant des milliers.

Mercredi 8 septembre 2021 : 14 accusés comparaissent devant des juges, pour le plus grand procès pour terrorisme que la France ait connu, avec près de 1800 parties civiles, 300 avocats et des médias du monde entier.

« V13 » est le récit détaillé de l’enquête titanesque sur les attentats et les coulisses du procès historique qui s’ouvrira le 8 septembre 2021 à Paris. De la traque manquée du coordinateur des attentats courant 2015 jusqu’aux ultimes préparatifs de l’audience, la série dévoile six ans de travail acharné des enquêteurs, des juges d’instruction, des procureurs et de tous ceux qui vont participer à ce procès.

Des magistrats, policiers, victimes, avocats, journalistes et responsables politiques témoignent tous de leur quête de vérité et de justice.

 

Episode 1: “Ce que nous redoutions depuis longtemps”

L’enquête sur les attentats du 13 novembre a réellement débuté dès le début de l’année 2015, avec l’identification du djihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, considéré comme très  dangereux. Les services de renseignement le traquent sans parvenir à l’arrêter avant que ses commandos passent à l’action.

L’épisode et le débat qui suit avec Bernard Cazeneuve sont disponibles ici

 

 

Episode 2: “Retrouver qui a fait quoi, comment et pourquoi”

Après les attentats, les procureurs, juges et policiers démarrent une enquête au long cours pour retrouver des fugitifs et leurs complices en Belgique. Les investigations progressent lentement jusqu’à l’arrestation du suspect Salah Abdeslam, qui précipite les attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.

L’épisode et le débat qui suit avec Georges Fenech sont disponibles ici

 

 

Episode 3: “Une enquête qui fait un million de pages”

Un groupe de six juges d’instruction mène des investigations durant 4 ans, en lien avec leurs homologues en Belgique, et avec les parties civiles. Une enquête internationale, qui permet d’identifier le cerveau des attentats en Syrie. A l’arrivée : 20 accusés et un dossier d’un million de pages, qui contient tout ce qui sera débattu au procès.

L’épisode et le débat qui suit avec les journalistes Soren Seelow (Le Monde) et Matthieu Delahousse (L’Obs) et le procureur fédéral belge Frédéric Van Leuuw sont disponibles ici

 

Episode 4: “Ce procès n’est comparable à rien”

L’organisation du procès a débuté dès 2019 avec la décision de construire une salle spéciale, assez grande pour l’accueillir, dans le Palais de justice de l’île de la Cité à Paris. Un chantier exceptionnel pour ce procès hors-normes. Accusés, avocats, juges et victimes commencent à se préparer à ce qui les attend durant huit mois d’audience.

 

 

Episode 5: “C’est la liberté qui aura le dernier mot”

Visites de chantier, réunions de concertation, rendez-vous chez les avocats, planning d’audience, couverture médiatique : à quelques semaines du procès « V13 », tous les acteurs se mobilisent dans l’attente du jour J. Pour les victimes, l’heure de la parole, de la vérité et de la justice approche.

 

 

 

Pour voir tous les épisodes sur le site de LCP, c’est ici.

Et la bande-annonce du 1er épisode suivi d’un débat ici

 

Des échos de la série dans les médias:

Télérama (22/9) aime beaucoup (2 T): LCP propose les cinq parties de “cette remarquable et considérable série documentaire consacrée aux attentats du 13 Novembre”. Les auteurs de “13 Novembre : l’audience est ouverte”, diffusé sur France 5 le 5 septembre, reviennent sur quatre ans d’enquête, de révélations, et les zones d’ombre qui subsistent.[…] Les révélations font froid ans le dos, tout comme les nombreux témoignages des juges d’instruction, policiers ou proches du dossier […] Eclairant et assez effrayant”.

-Le Monde (29/9) “Remarquable série documentaire sur les attentats du 13 novembre 2015. Les auteurs retracent avec minutie quatre ans d’enquête et de révélations”

Télé magazine (21/9) : “Une série documentaire à la fois pertinente et poignante”

Télé Cable sat (15/9): ” Une excellente série documentaire en cinq épisodes”

La Vie (23/9) (3 étoiles): “La construction chronologique claire de ce récit ainsi qu’une multitude de portraits-robots guident le téléspectateur”

Ouest-France (27/9: “un travail de fourmis sur LCP”:  “un documentaire rondement mené, très pédagogique et éclairant sur ce procès hors norme […] À l’aide d’images d’archives, de reconstitutions mais aussi de témoignages poignants de survivants de ces attentats et des familles de victimes, les réalisateurs tentent de répondre à de nombreuses questions inscrites dans plus d’un million de pages de procédures […] Une enquête édifiante”

-Le choix télé de La Croix (27/9): “Dans cette quête de justice et de vérité, ce travail signé par Théo Ivanez et Vincent Nouzille mêle la parole de responsables politiques, d’avocats, de magistrats, de journalistes mais aussi de victimes. Tous touchés de près ou de loin, ils témoignent de ces heures qui ont marqué leur vie à tout jamais.”

-le choix télé de L’Humanité (27/9): “l’implacable mécanique de l’enquête antiterroriste”… “On pouvait craindre que la multiplication des points de vue ne brouille la compréhension, mais, grâce à un travail de montage remarquable (Alex Cardon, Anne-Sophie Morel, Françoise Bernard), ces voix s’additionnent et se complètent. C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’avoir emmené devant la caméra les acteurs majeurs de cette traque, grâce au réseau de Vincent Nouzille, journaliste d’investigation reconnu. Une série indispensable à la compréhension de cet événement qui marquera la société française pour longtemps.”

-le choix télé du Parisien (27/9) (4 étoiles et demi sur 5) “Cette série en cinq épisodes, aussi glaciale que passionnante, de Théo Ivanez et Vincent Nouzille, nous replonge dans les attentats du vendredi 13 novembre 2015. Alors que s’est ouvert le 8 septembre le plus grand procès pour terrorisme que la France ait connu, avec près de 1 800 parties civiles, 300 avocats et des médias du monde entier, les deux journalistes nous livrent une enquête XXL sur ceux qui ont tué 131 personnes et en ont blessé des milliers. […] Fort de très nombreux témoignages de victimes et de proches, de journalistes, de magistrats et de policiers, mais aussi de François Hollande, alors président de la République, ce documentaire décrypte l’effroyable machine de guerre.”

-le choix télé sur France Bleu, de Patrice Gascoin: “une passionnante série”; “un travail de fond extrêmement rigoureux qui nous tient en haleine”; “une plongée remarquablement racontée vers cette quête de vérité et de justice”.

Le choix médias de Louise Bernard sur Europe 1: “une formidable série documentaire”; “Une très grande réussite, c’est celle de faire parler de très nombreux juges et enquêteurs, certains pour la première fois”.

 

 

 

 

 

 

 

19
Sep
2021
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Rencontre-débat avec Coco, la dessinatrice de Charlie-Hebdo et Libération

Le 17 septembre, j’ai eu le plaisir de pouvoir animer, en tant que journaliste et président de l’association Prima Vera, une rencontre exceptionnelle avec Coco, la dessinatrice de Charlie-Hebdo et (maintenant) de Libération. Cette rencontre était organisée en ouverture du salon de la BD et du dessin de presse d’Uzès (17-19/9), initiée par la Librairie de la Place aux Herbes, l’association des amis de la Librairie, la Communauté de communes du pays d’Uzès et l’Ombrière, la nouvelle salle de spectacles inaugurée quelques jours auparavant.

Le public était venu nombreux (près de 300 personnes) pour écouter le témoignage de Coco, survivante des attentats du 7 janvier 2015 et dessinatrice phare de la nouvelle génération. Je l’ai présentée comme une “amoureuse de la liberté, cette liberté qui est parfois menacée, fragile, et qu’il faut donc défendre avec détermination, sa voix, sa plume et son crayon”.

Coco a témoigné lors du procès des attentats de janvier 2015 et elle a publié, en mars 2021, un magnifique livre de dessins et de récit graphique “Dessiner encore” (Les Arènes) sur son expérience douloureuse et le traumatisme subi à Charlie-Hebdo et sur la nécessité vitale de continuer de “brandir son crayon” comme une arme pacifique contre la haine et la violence.

Rappelant que le droit au blasphème est bien ancré dans le droit français (notamment depuis un procès gagné par Charlie en 2007), Coco a réaffirmé qu’on devait respecter les croyants, mais qu’on pouvait se moquer des religions, de toutes les religions. “Il faut pouvoir rire de tout. Un dessin, c’est un coup de poing dans la gueule” a-t-il dit en citant Cavana, et en évoquant le “sourire” de Cabu, qui l’avait prise sous son aile, lorsqu’elle est arrivée à Charlie-Hebdo, “cette famille sérieuse et déconnante”.

Lors de cette rencontre, nous avons parcouru des pages de son livre, qui alterne des pages noires “griffonnées la nuit”, des vagues bleues qui l’ont submergée, symboles de la douleur d’avoir perdu des proches, de la culpabilité et dr l’impuissance de la survivante ayant été forcée d’ouvrir la porte du journal par les assaillants, et des pages de couleurs, comme ce bleu lumière, avec son irrépressible de “faire barrage à l’insensé” en dessinant toujours.

Puis, nous avons projeté des dessins récents choisis par Coco, principalement publiés dans Libération, caricaturant, au hasard, des islamistes, des talibans, des dictateurs, des antivax, des écolo, etc. Un festival de dessins libres, inspirés par l’actualité. Le public a également pu poser des questions et dialoguer avec Coco, avant une longue séance de dédicaces.

Coco était la bienvenue. Merci à elle et à tous pour ce moment inoubliable!

           

 

8
Sep
2021
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8 septembre, jour J pour le procès des attentats du 13/11/15, premières impressions

Il y avait forte affluence au Palais de Justice de l’île de la Cité à Paris pour le premier jour du procès des attentats du 13 novembre 2015. Avec plus de 1800 parties civiles, 330 avocats, 9 mois d’audience, 20 accusés, et près d’un millier de journalistes accrédités, il s’agit bien d’un procès démesuré, à l’échelle de la tragédie endurée par les 131 victimes, leurs familles, les centaines de blessés, leurs proches et le pays tout entier.

La sécurité est maximale, avec un périmètre sanctuarisé, 12 portiques de contrôle comme dans un aéroport, des gendarmes partout, des convois pénitentiaires ultraprotégés. L’organisation de ce procès a été conçue de longue date par la Cour d’appel de Paris (en charge des procès d’assises) depuis plus de deux ans, avec la construction d’une salle spéciale, un dispositif de webradio pour les parties civiles qui ne peuvent se déplacer, des réunions multiples avec les différents partenaires (associations, avocats, journalistes), des tests des circuits de circulation dans le palais.

“Nous sommes des parties civiles chanceux”, a estimé, en ce premier jour, Arthur Dénouveaux, président de LifeforParis (de dos sur la photo ci-dessous) une des deux principales associations de victimes du 13/11. Bien sûr, il y a eu quelques petits bugs, avec une régie technique qui se teste, des micros pas toujours branchés, un wifi défaillant, des parties civiles sans leur accès dédié webradio, des consignes parfois contradictoires.

Mais, dans l’ensemble, le dispositif fonctionne. Il y avait, ce 8 septembre, plus de médias que de parties civiles, lesquelles avaient été dissuadées par la Cour d’appel et leurs avocats de se présenter dès l’ouverture, les premiers jours étant surtout dédiés à la mise en place de la procédure, l’appel des témoins et des parties civiles (déjà constituées ou en cours), la vérification des identités. Le procès va réellement, sur le fond, débuter vendredi 10 septembre avec l’exposé complet du dossier, puis lundi par les témoignages des policiers de la Sous-direction antiterroriste de la PJ et mardi par celui d’Isabelle Panou, la juge en charge du volet belge de cette instruction à Bruxelles.

Le président de la cour d’assises, Jean-Louis Périès, a débuté son pilotage avec assurance, bienveillance et une fermeté nette, notamment quand l”accusé Salah Abdeslam, qui s’est présenté comme “un combattant de l’Etat islamique”, a commencé par dire qu’il “n’était point de divinité hors d’Allah”. “Ca sera discuté plus tard” a tranché le président, visiblement peu dupe de cette posture. Les premiers mots du seul survivant des commandos du 13 novembre ne surprennent pas. C’est comme cela qu’il s’était aussi présenté face aux juges d’instruction français en 2018, ainsi que devant le tribunal de Bruxelles la même année lors d’un premier procès pour la fusillade de Forest, avant de se murer dans le silence. Provocation? Message idéologique à ses complices et à l’Etat islamique? Sans doute un peu des deux.

Mais ce n’est pas que veulent retenir les associations de victimes, d’autant que cet accusé, dont les foucades sont déjà trop médiatisées, n’est pas forcément le plus important parmi les 14 qui comparaissent. “Peu nous importe ce que disent Salah Abdeslam ou les autres, on ne va pas se traîner à leurs pieds”, a confié Philippe Duperron, président de 13Onze15 Fraternite & Vérité. “L’essentiel est de démontrer que la justice va passer”, a ajouté Arthur Dénouveaux. La dignité des propos est exemplaire.

Le président Jean-Louis Périès a d’ailleurs pris soin de préciser d’entrée que, s’il s’agit bien d’un procès historique et hors-normes, il doit justement respecter “toutes les normes” judiciaires. Une justice normale pour des faits exceptionnellement graves: ce pourrait être la démonstration de la supériorité du droit et de la démocratie sur la barbarie.

 

PS: Nous étions présents à ce premier jour d’audience, avec le réalisateur Théo Ivanez, et l’ingénieur du son Benjamin Haïm,

-dans la suite du documentaire “13 novembre l’audience est ouverte”, cosigné avec Theo Ivanez, qui a été diffusé sur France 5 le 5/9 et toujours disponible en replay sur france-tv.fr

-Et aussi pour clore le tournage du 5ème et dernier épisode de la série “V13” qui sera diffusée (5×52) sur LCP dans la semaine du 27/9, et qui est une version longue et très enrichie du film pour France 5.

6
Sep
2021
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“13 novembre, l’audience est ouverte” dans les médias et replay

Notre film “13 novembre, l’audience est ouverte”, diffusé sur France 5 le 5/9/21 dans le cadre de l’émission Le monde en face, est disponible en replay sur la site de francetv.fr via ce lien

Quelques réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux

-Le président de l’association LifeforParis, Arthur Dénouveaux, a conseillé ce film:

“Tout sur le procès”

-L’association de victimes 13Onze13 Fraternité & Vérité  a recommandé ce “documentaire intéressant et pédagogique sur le procès à venir“. Son président Philippe Duperron nous a envoyé un message: “Merci pour ce très beau travail”

L’observatoire citoyen des droits des victimes (OCDV) en parle ainsi:

“Un travail riche et une approche si juste des attentes des victimes et du travail des magistrats et avocats. Des paroles pour apprendre et comprendre”

France Inter  l‘a retenu dans sa sélection des livres, docu, podcasts à lire, voir, écouter avant le procès

“Acteurs du monde judiciaire et victimes racontent comment ils se préparent à ce procès hors normes”

Télé7 jours a aussi présenté le film

“Un documentaire fort, digne, et extrêmement pédagogue sur les enjeux de ce procès hors nomes”. “Ce documentaire poignant, glaçant, fascinant, retrace, sans voyeurisme aucun, le fil de l’enquête tentaculaire et met en perspective les attentes des victimes et des familles

Télérama a “beaucoup aimé” et le place dans la sélection des rendez-vous télé de la semaine

“Des familles de victimes, des rescapés, des juges d’instruction racontent leur quête de vérité et de justice”

-L’Obs, dans son supplément télé, dans un article signé de Mathieu Delahousse, décrit le contenu du film qui “retrace la complexe odyssée d’une affaire hors-normes

“Le point de vue [des victimes] complète à merveille ceux qui, des magistrats, des avocats, des présidents d’associations, des chefs de juridiction et même du président de la République de l’époque, François Hollande, expriment ici leur sentiment, définissent chacun leur rôle dans la construction de cette affaire exceptionnelle”

La Croix a consacré un grand article à ce “docu au coeur de l’enquête

“C’est ce procès à venir que raconte cette enquête très documentée, signée Théo Ivanez et Vincent Nouzille. Pédagogique, précis, le film raconte aussi les six années d’enquête conduite par les juges et policiers français et belges pour disséquer tous les rouages de ces attentats et ses commanditaires. […]au-delà des mots bouleversants des victimes, le grand mérite de ce documentaire est d’entrer dans les coulisses de cette enquête. En faisant raconter aux magistrats de l’antiterrorisme, à la parole publique souvent rare, cette longue traque ayant permis la tenue de ce procès hors norme.”

-Le Figaro a présenté le film qui “dégage les enjeux de l’affaire

“A travers les témoignages des rescapés ou de leurs proches, il apparaît qu’il n’y a pas une seule façon  de faire son deuil ou d’appréhender le face à face avec les 14 accusés présents”

-La Vie en a parlé ainsi:

“France 5 livre un documentaire exceptionnel qui met à la fois en avant le travail vertigineux des centaines d’avocats et d’enquêteurs qui animeront les huit mois de pro- cès, la collaboration entre la France et la Belgique, mais aussi la création de cette immense salle d’audience au cœur du palais de justice de Paris, construite spécialement pour les événements. Ce film donne des clés indispensables pour appréhender L F LR et éviter un procès uniquement cathartique et émotionnel.”

-Le Figaro Magazine a trouvé le film “remarquable

“Quand la télévision propose de programmes de cette qualité, elel est à son meilleur. On ne peut que s’incliner et remercier” […] “magistrats, avocats de parties civiles et des accusés, politiques, victimes; tous témoignent avec une sobriété, une ferveur, une dignité qui les honorent. C’est passionnant, c’est poignant”

-TéléLoisirs l’a recommandé: “à voir pour l’émotion des intervenants

“Victimes, familles, magistrats y expriment avec forme leur quête de vérité et de justice”

Soren Seelow, journaliste au Monde, spécialiste du terrorisme, a tweeté:

“Le documentaire sur le procès des attentats du #13Novembre de @vincentnouzille

et @TheoIvanez  est d’une grande élégance et remarquable de justesse. A voir”

4
Sep
2021
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“13 novembre, l’audience est ouverte”: avant-première le 3/9/21

Le film documentaire que je so-signe avec le réalisateur Théo Ivanez, intitulé “13 novembre: l’audience est ouverte” sera diffusé le 5 septembre 2021 sur France 5 dans l’émission “Le monde en face” à 21h, présentée par Mélanie Taravant.

Le film retrace tout ce qui s’est passé, côté justice, depuis les attentats du 13 novembre 2015, jusqu’à la veille du procès historique, qui va s’ouvrir le 8 septembre à Paris.

Plus d’informations sur le film ici et

Pour voir le film sur la plate-forme francetv, c’est ici.

L’avant-première du film, qui s’est tenue à la Maison du Barreau, à Paris, le 3 septembre, a permis de retrouver beaucoup de participants du film, notamment victimes, associations, avocats, policiers belges, magistrats, dont le premier juge d’instruction saisi Christophe Teissier, le Procureur général de la cour de Cassation François Molins, le Procureur national antiterroriste Jean-François Ricard et le procureur général de la Cour d’appel, en charge de l’organisation du procès, ainsi que Bernard Cazeneuve. Avec des échanges riches et émouvants sur le film avec les victimes, après la projection.

 

 

31
Aug
2021
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“13 novembre l’audience est ouverte”, la bande-annonce du film (diffusion le 5/9/21) sur France 5

Le film documentaire que je so-signe avec le réalisateur Théo Ivanez, intitulé “13 novembre: l’audience est ouverte” sera diffusé le 5 septembre 2021 sur France 5 dans l’émission “Le monde en face” à 21h, présentée par Mélanie Taravant.

Le film retrace tout ce qui s’est passé, côté justice, depuis les attentats du 13 novembre 2015, jusqu’à la veille du procès historique, qui va s’ouvrir le 8 septembre à Paris.

La bande annonce de France 5 ici et ci-dessous.

 

Plus d’informations sur le film ici et

 

18
Aug
2021
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“13 novembre: l’audience est ouverte”, film sur France 5 le 5/9/21

Le film documentaire que je so-signe avec le réalisateur Théo Ivanez, intitulé “13 novembre: l’audience est ouverte” sera diffusé le 5 septembre 2021 sur France 5 dans l’émission “Le monde en face” à 21h.

Le film retrace tout ce qui s’est passé, côté justice, depuis les attentats du 13 novembre 2015, jusqu’à la veille du procès historique, qui va s’ouvrir le 8 septembre à Paris.

Initié il y a plus de deux ans, ce projet nous a permis de rencontrer tous les acteurs de la chaîne judiciaire et de suivre les préparatifs, du bureau des juges d’instruction à la construction de la salle d’audience spéciale, en passant par la préparation des victimes, des associations, des avocats et des défenseurs des accusés. Un projet au long cours, passionnant et émouvant, qui nous a mobilisés à temps plein ces derniers mois, tant pour les tournages que pour le montage. D’autant que ce film de 1h 43′ fait aussi l’objet d’une version longue complémentaire, sous forme de série documentaire de 5 épisodes de 52′, titré “V13”, et qui sera diffusée, quant à elle, dans quelques semaines sur la chaîne LCP.

La présentation du film “13 novembre: l’audience est ouverte”

“Pour la première fois, victimes, familles, policiers, procureurs, juges et avocats racontent leur quête de vérité et de justice, de la nuit des attentats du 13 novembre 2015 jusqu’aux derniers préparatifs du procès qui s’ouvre le 8 septembre. Depuis presque six ans, la justice s’est mise en marche pour enquêter, interpeller des suspects, remonter les pistes, de Paris jusqu’à Raqqa, et organiser le plus grand procès de terrorisme que la France n’ait jamais connu. Une étape redoutée par les victimes et un enjeu majeur pour la démocratie”

Et le premier teaser du film, sur France 5

 

 

 

22
Jul
2021
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Les tueurs de la République, disponible sur audiolib

Le nouvelle édition de mon livre “les tueurs de la République”, parue fin 2020, avec de nombreuses révélations et des documents inédits, est désormais disponible – depuis e 21/7) sur la plateforme de livres audio, Audiolib. Le texte du livre (plus de 550 pages) est lu avec force et tonicité par François Berland. Une prouesse. Cela représente 14 heures de lecture!

A découvrir, à écouter, à télécharger sans modération sur le site d’Audiolib

https://www.audiolib.fr/livre/les-tueurs-de-la-republique-9791035406080/

 

Voici la présentation du livre

Vincent Nouzille nous livre une formidable enquête aux airs de thriller qui retrace l’histoire de ces « tueurs de la République ».

C’est l’un des secrets les mieux gardés de la République : en son nom et sur ordre des plus hautes autorités, des tueurs sont disponibles à tout moment pour éliminer des personnes jugées dangereuses pour la sécurité nationale ou conduire des guerres secrètes contre des ennemis présumés. Les présidents successifs de la Ve République, de De Gaulle à Macron, ont, chacun à leur manière, recouru à ce type d’actions, même s’ils s’en sont défendus. Pour ce faire, la DGSE dispose de son Service Action et, en marge de celui-ci, d’une cellule clandestine dont ce livre retrace l’histoire.

Depuis la parution début 2015 de la première édition des Tueurs de la République, de nouveaux témoignages et documents sont venus enrichir l’enquête. François Hollande a lui-même confirmé des informations dévoilées dans le livre. Des acteurs clés de ces opérations, qu’ils soient des agents de terrain ou de hauts responsables, ont donné à l’auteur des détails sur certains épisodes et révélé de nouveaux pans de ces actions secrètes. Quant au président Emmanuel Macron, il a pris le relais de François Hollande sur ces sujets sensibles avec une attitude plus implacable encore.

Cette nouvelle édition largement augmentée nous révèle comment sont décidées ces opérations d’éliminations, comment elles se déroulent et qui elles visent. Vincent Nouzille, journaliste indépendant, a recueilli des témoignages exclusifs et des documents inédits.

 

25
Jun
2021
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Journalistes de RFI et Bakabo: la vengeance française en question

Le 5 juin 2021, des commandos des forces spéciales françaises ont mené une opération contre un groupe affilié à Al Qaïda au Maghreb Islamique, mené par Baye ag Bakabo et ses hommes alors qu’ils devaient attaquer la base de la Mission des Nations unies (Minusma) à Aguelhok. Selon Paris, le dénommé Bakabo, mort lors de cette opération avec 3 autres djihadistes, n’était pas spécifiquement ciblé. Il ne s’agissait pas, officiellement, d’une frappe ciblée.

Mais la ministre des Armées Florence Parly s’est tout de même réjoui publiquement de la “mort” de celui qui était considéré comme l’un des principaux responsables de l’enlèvement et de l’assassinat des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon le 2 novembre 2013 près de Kidal.”Le chef djihadiste qui avait orchestré leur enlèvement et leur assassinat, vient d’être tué par la force Barkhane“, s’est-elle félicité (son discours 2021 06 11 Allocution ministre concernant la neutralisation de Baye Ag Bakabo – 11 juin 2021). “Sa neutralisation met fin à une longue attente” a-t-elle ajouté, le 11 juin, soit quelques jours après l’annonce, par le président Macron, de la fin de l’opération Barkhane dans sa forme actuelle.

Près de 7 ans après le début de cette opération, l’Elysée hésitait depuis plusieurs mois sur la conduite à tenir. Mais le deuxième coup d’état militaire au Mali, la faiblesse du soutien international et la dégradation de la situation sécuritaire ont finalement précipité cette décision, qui ne met, cependant, pas fin aux opérations militaires françaises au Sahel. L’heure est simplement venue, aux yeux de Paris, de faire évoluer le dispositif, devenu trop lourd, trop coûteux, trop français, malgré la montée en puissance sur place du groupement européen des forces spéciales Takuba.

L’annonce publique de la neutralisation de Bakabo sonne comme un rappel: “Cette opération est le reflet de la priorité de la France au Sahel : combattre et faire tomber les chefs des groupes terroristes qui sévissent dans la région” a rappelé Florence Parly. Autrement dit: la chasse aux High Value Targets (HVT), la traque des chefs, va se poursuivre, comme elle n’a pas cessé depuis 2013, comme je l’ai raconté dans le détail dans “Les tueurs de la République”. Les forces spéciales et la DGSE vont continuer de détecter et de frapper les têtes des organisations ennemie, de manière toujours ciblée, et de manière encore plus discrète.

Bakabo faisait partie des “HVT” traqué depuis des années, sur la “kill list” de François Hollande depuis la mort des journalistes de RFI en novembre 2013, avec les autres assassins présumés et commanditaires de ces meurtres. D’après des notes déclassifiées de la DGSE, les quatre présumés ravisseurs des journalistes avaient été identifiés très tôt: outre le chef Baye Ag Bakabo, propriétaire du pick-up ayant servi aux ravisseurs, figuraient trois complices, Hamadi Ag Mohammed, Al Hassan Ag Toukassa et Mahmoud Ag Mohammed Lamine Fall.

Selon la DGSE, Bakabo était proche d’Abdelkrim El-Targui, un leader d’AQMI, et aussi membre de la petite katiba Youssef Bin Tachfin (YBT) affiliée à AQMI, dirigée par son ami Sidan Ag Hitta – lequel avait revendiqué la mort de l’otage français Philippe Verdon. La DGSE connaissait bien Bakabo, pour l’avoir débriefé en mars 2013 à Kidal comme un ancien membre du groupe Ansar Dine. Elle comptait visiblement le revoir pour obtenir d’autres renseignements. Mais Bakabo leur a échappé. Et le rapt organisé des journalistes, commandité par son mentor Abdelkrim El-Targui, aurait mal tourné.

Depuis fin 2013, la DGSE et les états-majors pourchassaient donc ces djihadistes, comme une forme de justice expéditive. Abdelkrim El-Targui (photo ci-contre) a été tué lors d’un raid le 16 mai 2015. Un autre de ses lieutenants, Mohamed Ali Ag Wadoussène, a été également éliminé le 7 juillet 2015. La traque a franchi une nouvelle étape, le 29 janvier 2016, quand Al Hassan Ag Toukassa, un des quatre membres présumés de l’équipage du pick-up, a été tué par des soldats français lors d’un accrochage dans la région de Kidal. Enfin, le 25 mai 2016, le ministère de la Défense a informé les magistrats que les services de renseignements avaient appris « récemment le décès de Mahmoud Ag Mohammed Lamine Fall, qui serait survenu accidentellement au début du mois de mai 2016″. La DGSE évoquait un accident de la route… Bakabo, lui, restait insaisissable, donné parfois pour mort et d’autre fois comme un exécuteur toujours actif pour le compte de groupes djihadistes.

Sa mort bien réelle, le 5 juin 2021, n’a cependant pas apaisé les proches de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, très mobilisés depuis des années pour connaître toute la vérité . Dans une tribune, parue dans le Monde le 22 juin, ils se sont adressés à Florence Parly, s’étonnant des termes employés par elle suite à cette neutralisation (.2021 06 15 Journalistes de RFI tués au Mali _ « No…endions la justice, pas la vengeance »)

Nous attendions la justice, pas la vengeance. Nous attendions la vérité d’un procès, pas l’élimination physique de ce cadre djihadiste […] Nous espérions donc, depuis longtemps, son interpellation, son extradition, sa mise en examen et sa judiciarisation en France. Pas cette élimination, qui laisse derrière elle un océan de questions sans réponse et une quête de la vérité en deuil. Cette« longue attente », nous la vivons donc intensément. Mais elle n’est pas la même que la vôtre.”